DERNIÈRES PUBLICATIONS

Agenda

2 juin 2017 11:00

Séminaire Aurélie Calabrèse

11 heures - LPC, Salle des Voûtes, Campus St Charles - 13003 Marseille

Aurélie Calabrèse
Laboratoire de Psychologie Cognitive
CNRS & AMU

Titre à venir

29 sep 2017 11:00

Séminaire George Michael

11 heures - LPC, Salle des Voûtes, Campus St Charles - 13003 Marseille

George Michael
Université Lumière, Lyon 2

Titre à venir

28 avr 2017 11:00

Séminaire Marie Montant

11 heures - LPC, Salle des Voûtes - campus St Charles - 13003 Marseille

Marie Montant
Laboratoire de Psychologie Cognitive
CNRS & AMU

Ce qui fait -et ne fait pas- le langage humain, S’interroger sur une trajectoire évolutive

Pour déterminer ce qui fait la spécificité – ou le caractère unique - du langage humain, une approche aujourd’hui classique consiste à rechercher chez les autres animaux les composantes élémentaires de cette faculté humaine. Ces composantes ou briques peuvent être de nature linguistique, anatomique, physiologique ou comportementale. Dans tous les cas, elles sont inspirées très précisément du modèle humain : il s’agit de trouver -ou non- des formes de traitement syntaxique, phonémique, un lexique, de l’intentionnalité, une aire de Broca, de Wernicke ou un faisceau arqué plus volumineux dans l’hémisphère gauche que dans l’hémisphère droit…. Au cours de cette présentation, je tenterai de montrer que cette approche comparative est vouée à l’échec dès lors que  les unités de comparaison - les composantes recherchées - sont fortement anthropocentrées. En effet, le système cognitif de chaque espèce animale étant le produit d’une histoire évolutive spécifique, d’une trajectoire, il se construit en réponse à un ensemble contraintes biologiques, environnementales, développementales et de contingences propres à chacune de ces histoires. Les composantes de ces systèmes cognitifs étant soumises elles aussi à un ensemble de contraintes, il est peu probable qu’elles se retrouvent à l’identique chez les diverses espèces.

Une alternative aux comparaisons inter-espèces fortement anthropocentrées serait peut-être de rechercher chez les animaux non-humains des composantes cognitives  domain-general , qui sont impliquées dans le langage humain mais aussi dans d’autres fonctions cognitives. Ces composantes domain-general sont, entre autres, l’apprentissage statistique, le fast mapping ou le chunking. Cette approche alternative permettrait d’expliquer les différences entre espèces non plus sur une échelle linéaire de valeurs au sommet de laquelle se trouve explicitement ou implicitement Homo sapiens mais plutôt en termes de configurations divergentes et non hiérarchisées entre elles. Sous cet angle, chaque système cognitif correspond à un assemblage particulier de composantes dont certaines sont présentes chez Homo sapiens, notamment les composantes domain-general lesquelles –selon ce scénario- auraient été co-optées ou exaptées chez l’humain au cours de l’évolution pour remplir la fonction de communication et de pensée. Il s’agit alors d’expliquer ce qu’il y a de spécial ou d’unique dans cette configuration humaine de composantes qui, elles, sont partagées par les autres animaux.

Mots clés : composantes du langage, domain-general, exaptation, trajectoire évolutive.

7 jui 2017 11:00

Séminaire Susana Chung

11 heures - LPC, Salle des Voûtes - campus St Charles - 13003 Marseille

Susana Chung
Berkeley University of California

titre à venir

15 sep 2017 11:00

Séminaire Zoltan Dienes

11 heures - LPC, Salle des Voûtes, Campus St Charles - 13003 Marseille

Zoltan Dienes
Professor of Psychology
School of Psychology
University of Sussex

titre à venir

A la Une

  1. Evidence of a Vocalic Proto-System in the Baboon

    Les babouins produisent des vocalisations comparables aux voyelles. C’est ce qu’ont mis en évidence des chercheurs du Gipsa-Lab (CNRS/Grenoble INP/Université de Grenoble Alpes), du Laboratoire de psychologie cognitive (CNRS/AMU) et du Laboratoire d’anatomie de l’Université de Montpellier grâce à des analyses acoustiques de vocalisations, couplées à une étude anatomique des muscles de la langue et à une modélisation des potentialités acoustiques du conduit vocal des singes.

  2. Eido, une nouvelle police de caractères pour les patients malvoyants

    La dégénérescence maculaire liée à l'âge représente une population de plus d’un million de patients en France. Ces patients se plaignent majoritairement d’une difficulté à reconnaître correctement les mots qui composent un texte. Pour tenter d’améliorer les capacités de lecture de ces patients, trois membre de l’équipe "Perception et Attention" (J.-B. Bernard, C. Aguilar, E. Castet E.) ont développé EIDO, une nouvelle police de caractère spécialement destinée aux patients malvoyants

  3. Comment mieux évaluer le travail des élèves ?

    Pascal Huguet et Isabelle Régner pilotent actuellement, dans 70 collèges et lycées, une alternative au traditionnel système de notation : l’évaluation par compétences. Si les premiers résultats sont prometteurs, l’expérience est bien loin d’être finie.

  4. Les garçons nuls en lecture : c’est dans la tête !

    En moyenne, les garçons obtiennent de bien moins bons résultats aux tests de lecture que les filles. Mais la différence disparaît quand on leur fait croire qu’il s’agit d’un jeu.