Etudier les fonctions cognitives qui caractérisent l’intelligence humaine et animale


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2011/12

publié le , mis à jour le

Emplois - Séminaires - Thèses - HDR
 

 

Actualités du Laboratoire de Psychologie Cognitive

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Secrétariat : Aline.Pelissier@univ-provence.fr
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Le CNRS a décerné en 2011 une médaille d’argent à un de ses chercheurs :

JONATHAN GRAINGER

du LPC

 

 

Calendrier des séminaires

Les séminaires LPC se tiennent généralement le vendredi de 11h à 12h, Salle des Voûtes, Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille

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Année 2011-2012

 

Septembre

 2 Carlos Hamame

 16 Juan Vidal

 23 Didier Demolin

 30

 Octobre

 7 Florence Gaunet
 14 Inge-Marie Eigsti 

 22 Octobre-2 Novembre : Vacances Toussaint

 Novembre

 4 
11 Armistice

18 Clara Martin

25 Dario Maestripieri  

 Décembre

 2  Jutta Kray

 9 Remy Versace

 16 Louis-Jean Boë

17 Décembre- 3 janvier Vacances de Noël

 

2012

 

Janvier

6

13 Robert French

20 Frederico Marques

27 Yousri Marzouki

Février

3

10 Jan Kujala

17 Sebastiaan Mathôt

24

Lundi 27 février - Samedi 3 mars 2012 inclus. Vacances d’hiver

Mars

Matthias Weigelt 
 

16 Conférence exceptionnelle IFR : Matthew Rushworth (Oxford U.) 

   http://www.neuroscience.ox.ac.uk/directory/matthew-rushworth

23 Daniel Everett Reporté à une date ultérieure

30 George Michael

Avril

John Nezlek

13 Fenna Poletiek 

Manuela Piazza (Neurospin, Gif sur Yvette) Reporté à une date ultérieure

20 Paco Calvo

Lundi 23 Avril - Samedi 5 Mai inclus. Vacances de Printemps

 

Mai

4

11 Conférence ESCAN sur Campus St Charles http://escan2012.sciencesconf.org/

17 Ascension

25 Kathryn Bock  

Juin

1 Dave Irwin  

8 Mark Turrell  11h-12h

 Jan Theeuwes 14h-15h

15 Karen Davranche

22 Nicolas Claidiere 

29 Kate Nation

Juillet

Michael Hallsworth 

13 Tiago Maia

 

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séminaire du 14 septembre

Laura Haynes (cf O2)

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Vendredi 2 Septembre

(11-12h)
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Carlos HAMMAME
(Lyon Neuroscience Center, Cognitive and Brain Dynamics Team)
 

Studying the neurophysiology of active vision : novel approaches from eye-movements and intracerebral-EEG

In order to have a visual representation of the environment, we explore our surroundings with our gaze. We do this by moving our eyes two or three times each second and directing them to the most important elements in a given scene. The probability of looking any element is given by its saliency and its relevance to current behavioral goals. Indeed, cognitive processes, such as learning, working memory and specially attention are thus highly involved in guiding eye-movements and visual perception.
Here I will present non-invasive and invasive electrophysiological evidence that in order to approach to a more complete model of vision, perception needs to be understood as an active process which is constantly interacting with other ongoing cognitive operations.
 I will briefly introduce the subject by showing evidence that perception and attention are learning dependent and that this phenomenon can be assessed in several scalp-ERP waves and oscillations.Then I will show how we can use intracerebral high-gamma activity (50-150 Hz) as a marker for neural processing with an study on visuospatial working memory and visual imagery. After that, I want to show how we can combine intracerebral high-gamma activity with eye-movement measures rendering the highest spatiotemporal resolution for studying human brain dynamics during freeviewing.
To conclude, I propose to use this novel combination of intracerebral-EEG and eyetracking, to develop a promising research line on the neurophysiological dynamics of active vision and psycho-linguistic processing during attentive reading.

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Vendredi 16 Septembre

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Juan R. VIDAL
INSERM U1028 - CNRS UMR5292
Brain Dynamics and Cognition Team
Lyon Neuroscience Research Center


Long-distance amplitude correlations in the high gamma-band reveal segregation and integration within the reading network


Reading sentences involves a distributed network of brain regions acting in concert surrounding the left sylvian fissure. The mechanisms of neural communication underlying the extraction and integration of verbal information across subcomponents of this reading network are still largely unknown. In this presentation I will present results from a recent study in which we recorded intracerebral EEG activity in twelve epileptic patients performing natural sentence reading. We analyzed long-range cortico-cortical interactions between local neural activations. During a simple task contrasting semantic, phonological and purely visual processes, we found process-specific neural activity elicited at the single-trial level, characterized by energy increases in a broad gamma band [40 – 150 Hz]. Correlation analysis between task-induced gamma-band activations revealed a selective fragmentation of the network into specialized sub-networks supporting semantic analysis and grapho-phonological conversion. We extend the implications of our results beyond reading, to propose that gamma-band amplitude correlations might constitute a fundamental mechanism for large-scale neural integration during high-level cognition.
 

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Vendredi 23 Septembre

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

 

Didier DEMOLIN

(Gipsa-lab, Grenoble)

Structures grammaticales dans les vocalisations de muriqui

D’un point de vue darwinien, il n’y a aucune raison de penser que la récursivité n’est pas un produit de l’évolution de la communication. Hauser, Fitch and Chomsky (2002) ont proposé que la récursivité définit la faculté de langage au sens restreint (RLF) qui est propre au langage humain. Chomsky (1956) a proposé une hiérarchie de grammaires (Etats finis, libre du contexte, sensible au contexte ou de structure syntagmatique) dont seul le dernier type est spécifique au langage humain. Si d’autres types se rencontrent chez les primates non humains, ou chez d’autres espèces, ceci signifie qu’ils sont un produit de l’évolution de la communication. Des découvertes récentes de Clarke, Reichard and Zuberbühler (2006) chez les Gibbons et de Ouattara, Lemasson and Zubrebühler (2009) chez macaques de Campbell suggèrent que la récursivité n’est pas spécifique aux humains, mais qu’elle se rencontre aussi chez d’autres primates. D’autres trouvailles récentes chez les muriqui (Brachyteles hypoxanthus) de la forêt atlantique du Brésil montrent que ces singes construisent une partie de leur communication sur des énoncés qui recombinent un ensemble limité d’éléments. Les muriqui peuvent produire des énoncés et des groupements bien formés qui incluent de la récursivité. Ces énoncés ne doivent cependant pas être comparés avec ce que l’on rencontre dans la communication humaine. La forme actuelle des vocalisations des muriqui est le résultat de l’évolution d’un autre genre (Atelidae) qui a eu d’autres contraintes. Le fait que d’autres espèces de primates que l’homme montre de la récursivité suggère, qu’outre les facteurs génétiques, des facteurs liés à l’environnement social et écologique pourraient avoir joué un rôle dans l’évolution de la communication.

Clarle, E., Reichard, U.H. and Zuberbühler, K. (2006). The syntax and meaning of wild gibbon songs. Plos One 73 : 10. 1371.
Ouattara, K., Lemassson, A. and Zubrebühler, K. (2009). Campbell’s monkeys concatenate vocalizations into context-specific call sequences. PNAS, Vol 106, n°51. 22026-22031.
 

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Vendredi 7 0ctobre

(11-12h)
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille) 

Florence GAUNET

(LPC, CNRS-Aix-Marseille I)

Quelle communication référentielle et intentionnelle par le chien (Canis familiaris) ?

Chez le bébé pré-verbal, la communication référentielle (i.e. à propos d’un objet) se caractérise principalement par des alternances de regards entre l’objet et l’interlocuteur et des pointages manuels dirigés vers l’objet (mise en place vers 8-9 mois et 10-12 mois respectivement). Ces comportements ne sont quasiment pas décrits à ce jour chez les grands singes vivant en milieu naturel, mais ils sont observés chez certains primates non humains vivant en captivité auprès des humains. Leavens et al. (2005) ont proposé 6 critères/propriétés que devraient vérifier ces comportements pour relever d’une communication référentielle et intentionnelle ; une communication dite fonctionnelle chez l’animal. Il a été montré à ce jour que les comportements des orangs-outans, chimpanzés et babouins vérifiaient toutes ou partie de ces propriétés, face à un objet requis et en présence d’un humain.
Le chien familier (Canis familiaris) est un artefact de l’humain ; il vit au plus près des humains et dispose d’opportunités constantes d’interactions avec l’humain. Il est à ces titres un excellent candidat pour étudier le degré de généralisation phylogénétique des aptitudes de communication référentielle et intentionnelle, ainsi que pour comprendre les processus à l’œuvre. Les travaux sur la cognition sociale du chien et ses capacités de communication sont très récents. Néanmoins, un certain nombre de travaux indiquent désormais que certaines de ces propriétés sont vérifiées. Nous présenterons des travaux expérimentaux mettant en évidence dans quelle mesure l’on retrouve ces propriétés dans les comportements de requête du chien familier.

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Vendredi 14 0ctobre

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

 

Inge-Marie EIGSTI

(Associate Professor, Department of Psychology, University of Connecticut (USA)
Fulbright Fellow, CNRS (Institut de Neurosciences Cognitives de la Méditerranée (INCM)), 2011-2012)
 

 Neural underpinnings of language in autism : Prosody, gesture, and embodiment

The autism spectrum disorders (ASD ; includes Autistic Disorder, Asperger’s syndrome, and Pervasive Developmental Disorders) are a set of serious neurodevelopmental disorders characterized by impairments in two interrelated domains : social interactions, and language and communication. Our understanding of the origin of language deficits in ASD has long focused on social deficits ; many researchers have attributed language delays primarily to the lack of social interest. Recent research from our lab, and others, has complicated this picture. We have demonstrated that language impairments in ASD seem at least partially driven by deficits in very low-level (core) cognitive processes, including 1) strengths in auditory discrimination and 2) deficits in temporal coordination of motor movements (apparent using non-linear dynamic systems methods). We also find differences in brain activity (fMRI) during the processing of purely structural or linguistic aspects of communication, not just social ones. In this talk, I describe past research and present a plan for my Fulbright fellowship, in which I hope to interpret past research to, and collect new data in support of, a model of Embodied Cognition in ASD.

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Vendredi 18 Novembre

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Clara MARTIN

(Universitat Pompeu Fabra, Barcelona)

Consequences of being bilingual on linguistic and non-linguistic cognitive functions

During the last decades, there was a growing interest in understanding how people can manage speaking and understanding more than one language. In this extensive field of research, we are interested in how early and high proficient bilingualism affects linguistic and non-linguistic cognitive functions. I will present several series of experiments showing some consequences of early bilingualism on executive function, learning, and word and sentence processing. In all these experiments, monolinguals and bilinguals are tested in the exact same conditions, so that differences between the groups reflect the consequences of being or not early and high proficient bilingual.
In a first part, I will focus on the bilingual advantage in non-linguistic cognitive processes. I will present a series of behavioural tasks, showing that bilingualism enhances task monitoring and implicit learning capacities. In a second part, I will present two ERP experiments showing collateral effects of bilingualism on linguistic processing. In one experiment, we showed that bilinguals cannot discriminate between pseudowords and words without accessing the semantics. In an ERP experiment on word anticipation during sentence reading, we observed that bilinguals suffer more than monolinguals in integrating words which are unexpected in the sentence context.
All together, these series of experiments shed new light on the bilingualism advantages in executive control, and on the bilingualism consequences on native language processing.

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Vendredi 25 Novembre

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)


Dario MAESTRIPIERI
(The University of Chicago)

 

Biological bases of caregiver attachment


The ethological approach offers a powerful framework for studying proximate and ultimate aspects of behavior, combining observations and experiments, integrating behavioral, physiological, and genetic data, and comparing animals and humans. This approach will be illustrated with research on the primate caregiving attachment system, i.e. a behavioral/motivational system that serves to facilitate the expression of parental behavior. The research that will be reviewed includes work on the neuroendocrine and environmental regulation of maternal attachment, its developmental changes across the lifespan, its adaptive features and fitness consequences for interacting individuals, and
its phylogenetic history within the primate order.
 

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Vendredi 2 Décembre (Annulé)

11h-12h

(Salle de Conférences 2

Centre St Charles, Marseille)

 

Jutta KRAY

(Saarland University)

Improving cognitive control by verbal self-instructions and training : Evidence from lifespan studies
 

Developmental changes in cognitive control across the lifespan can often be described as an inverted u-shaped function, that is, the efficiency of cognitive control processing increases during childhood and decreases across the adult lifespan. Most of the research in the last decades has focused on the question how age-related changes in intellectual functioning are related to age-related changes in cognitive control (e.g., Baltes, Lindenberger, & Staudinger, 2006 ; Kray & Lindenberger, 2000). Surprisingly, less attention has been given to the question how developmental changes in cognitive control can be altered by cognitive interventions. One of my recent research goals was to determine how age-related changes in cognitive control can be reduced by means of cognitive interventions. One line of research examines whether verbal processes (e.g., verbal self-instructions) can serve as a compensatory tool for reducing age-related changes in cognitive control. Another line of research focuses on the extent to which age-related changes in cognitive control (task-switching abilities) can be reduced after training and the extent to which training gains can be transferred to other tasks. I will present the most important findings of both lines of research showing (1) that verbal self-instructions are useful and enhance cognitive control processes primarily in children and older adults (e.g., Kray, Eber, & Karbach, 2008 ; Kray, Lucenet, & Blaye, 2010). However, positive effects of verbal self-instruction training seems to be rather limited (Karbach, Mang, & Kray, 2011) ; and (2) that task-switching training can be transferred to a structurally similar, but new switching tasks, whereby children and older adults showed greater training gains compared to younger adults. Furthermore, task-switching training improved performance in other measures of cognitive control (working memory, interference control, fluid intelligence), indicating even transfer effects to untrained tasks in all age groups. These findings are important from the practical and theoretical perspective as they show that cognitive control is plastic and that the training is not restricted to the practice of task-specific components. Instead, it seems that the task-switching training practice general control abilities that overlap with cognitive processes required in a number of other cognitive tasks (Karbach & Kray, 2009).

http://www.uni-saarland.de/fak5/entwicklung/juniorprofessurkray/MJKray.htm

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Vendredi 9 Décembre

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Remy VERSACE

(Laboratoire d’Etude des Mécanismes Cognitifs EA 3082 Institut de Psychologie
Université Lyon 2)


Act-In : un modèle de mémoire à traces multiples multimodales.

La conférence présentera un modèle (Act-In) décrivant le contenu et l’organisation de la mémoire humaine, ainsi que les mécanismes impliqués dans l’émergence des connaissances, qu’elles soient spécifiques ("épisodiques") ou catégorielles. Act-In se situe dans le prolongement des modèles à traces multiples de la mémoire, en les resituant dans une perspective de cognition située ou incarnée. Les connaissances impliquées dans nos activités cognitives sont étroitement liées à la situation dans laquelle l’activité est poursuivie. Elles émergent de la réactivation de traces mnésiques d’expériences passées, traces gardant la marque des situations dans lesquelles elles se sont élaborées. La mémoire est donc impliquée à deux niveaux : 1) dans la formation de l’expérience actuelle de perception, et 2) dans l’établissement d’une relation entre cette expérience perceptive et les expériences perceptives passées. Après avoir présenté les grandes lignes du modèle Act-In, j’évoquerai des travaux de notre équipe portant sur : a) le caractère sensoriel des traces mnésiques, b) les liens étroits entre perception et mémoire, et c) la différenciation entre activités discriminantes et activités catégorielles.
 

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Vendredi 16 Décembre

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Louis-Jean BOë
(GIPSA-lab, CNRS, Université de Grenoble)

En quoi l’anatomie et la physiologie comparée des primates humains et non-humains peut-elle aider à mieux cerner les pré-requis de l’émergence de la parole ?

L’émergence de la parole et du langage est le résultat d’une conjonction entre :
• l’existence d’un système auditif très sophistiqué et d’organes destinés à respirer, sucer, mastiquer et déglutir ;
• l’exaptation et la spécialisation de ces organes pour obtenir un instrument vocal capable de produire des signaux sonores complexes (ces organes gardant intégralement leur fonction première) ;
• l’émergence de capacités cognitives qui ont permis à l’espèce humaine :
– de pouvoir apprendre à contrôler finement l’instrument vocal en associant phonation et articulation ;
– de disposer d’un système de double compositionnalité (double articulation), le langage, lui permettant, à partir de seulement quelques dizaines de sons, de générer plusieurs dizaines de milliers de mots et de pouvoir les composer en une infinité de phrases (générativité, créativité) ;
– d’associer arbitrairement du sens à chacun des éléments ainsi produits, le tout grâce à un système linguistique, la langue, partagé par un ensemble de locuteurs et d’auditeurs.
Il semble bien que seuls les primates humains aient réussi à mettre en place, au cours de la phylogenèse, tous les éléments de ce processus complexe.
Situons-nous au niveau de la parole. Parler consiste, pour le moins, à articuler des séquences de syllabes décomposables en un noyau vocalique précédé et/ou suivi de consonnes. L’espace de représentation articulatoire comporte à ses extrémités les trois voyelles cardinales /i a u/ et les trois consonnes occlusives /B D G/. Ces six phonèmes de base sont presque tous présents dans les langues du monde. Un conduit vocal formé et contrôlé pour produire de telles syllabes présente donc une potentialité certaine pour produire des sons de parole.
En 1971, Ph. Lieberman et E. Crelin ont avancé une théorie articulatori-acoustique qui tendait à prouver que les primates non-humains, les néandertaliens et les bébés ne pouvaient pas produire les trois voyelles cardinales. Nous montrerons que leur démonstration n’est actuellement plus tenable, ni articulatoirement, ni acoustiquement : tous les conduits vocaux des primates peuvent bien générer voyelles et consonnes de base. (Heim et al., 2002 ; Boë et al. 2002, 2007). Au niveau musculaire, l’anatomie de la langue du chimpanzé présente la même structure que celle des primates humains (Takemoto, 2008) : rien ne s’oppose à ce niveau à une gestuelle de production de parole. Reste à lever les hypothèques du contrôle des gestes articulatoires : la piste de déglutition peut être explorée ; la maîtrise de la phonation et de la coordination larynx-conduit vocal reste un point clé (Demolin, 2011). Le débat est ainsi relancé pour localiser les différences entre tous les maillons de la chaîne de production de la parole entre les primates humains et non humains.
 

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Vendredi 27 Janvier 2012
11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Robert M. FRENCH
(LEAD-CNRS/Université de Bourgogne)

TRACX : A Recognition-Based Connectionist Framework for Sequence Segmentation and Chunk Extraction

Individuals of all ages extract structure from the sequences of patterns they encounter in their environment, an ability that is at
the very heart of cognition. Exactly what underlies this ability has been the subject of much debate over the years. A novel mechanism, implicit chunk recognition (ICR), is proposed for sequence segmentation and chunk extraction. The mechanism relies on the recognition of previously encountered subsequences (chunks) in the input rather than on the prediction of upcoming items in the input sequence. A connectionist autoassociator model of ICR, truncated recursive autoassociative chunk extractor (TRACX), is presented in which chunks are extracted by means of truncated recursion. The performance and robustness of the model will be illustrated by comparing the results of the model to empirical data from infant statistical learning and adult implicit learning. I will also present a simulation demonstrating the model’s ability to generalize to new input and to develop internal representations whose structure reflects that of the items in the input sequence. TRACX outperforms its main
computational competitors, PARSER (Perruchet & Vintner, 1998) and the simple recurrent network (SRN, Cleeremans & McClelland, 1991), in matching human sequence segmentation on existing data. I will conclude by showing how TRACX resolves a surprising, counterintuitive empirical result involving sequences of numbers versus syllables.

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Vendredi 20 Janvier 2012

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Frederico MARQUES

(Faculdade de Psicologia, Lisboa)

Le traitement des objets à différents niveaux hiérarchiques : arguments issus d’études comportementales et en neuro-imagerie fonctionnelle, chez les patients et les sujets sains, et de modélisation informatique.

Dans cet exposé, je présenterai des travaux théoriques et empiriques concernant l’organisation hiérarchique de la mémoire sémantique. Plus particulièrement, les données comportementales et en neuro-imagerie fonctionnelle obtenues chez des sujets sains, les données comportementales obtenues chez des patients et les données issues de modélisation informatique appuient toutes l’hypothèse d’une organisation hiérarchique des informations sémantiques au niveau surordonné et au niveau de base. En effet, le nombre d’attributs partagés par les exemplaires au sein d’un même niveau catégoriel explique les différences de traitement observées entre le niveau de base et le niveau surordonné.


Processing objects at different hierarchical levels : evidence from fMRI, behavioral, patient data and computational modeling.

In my talk I will present theory and data related to the issue of the hierarchical organization of semantic memory. In particular, I will present behavioral data obtained with healthy subjects, fMRI data with healthy subjects, behavioral data from neuropsychological patients and data fromcomputational modeling that converge to support a particular theoretical hypothesis regarding the organization of superordinate and basic level information in semantic memory - the fact that feature sharedness explains important processing differences between these two concept levels.

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Vendredi 27 Janvier 2012
11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Yousri MARZOUKI

(LPC, Pôle 3C , Marseille)

The Contribution of Facebook to the 2011 Tunisian Revolution : A Cyberpsychological Insight.

The influence of Facebook in social life keeps growing constantly. Recently, the communication of information has been vital to the success of the Tunisian revolution, and Facebook was its main “catalyst”. This study examines the key reasons that explain Facebook’s contribution to this historical event, as perceived by Tunisian Internet users. To do so, we launched this study five days after the fall of the regime using an online questionnaire in which participants (N = 333) first rated the importance of Facebook in the Tunisian revolution and then explained the reasons for their ratings. A cluster analysis based on the Euclidean distance between the most frequent words in the participants’ text corpus (6640 words), revealed three main clusters that we interpret as follows : 1 : Facebook political function, 2 : Facebook informational function, and 3 : Facebook media platform function. It is likely that these factors reflect the dynamic of Tunisian cyberspace and the Tunisian Internet users’ collective consciousness during the revolution.

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Vendredi 10 Février 2012
11h-12h
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Jan KUJALA
(Lyon Neuroscience Research Center)

The Good, the Bad, and the Ugly in study of cortico-cortical connectivity

During the last 10 years we have studied cortico-cortical connectivity with magnetoencephalography (MEG) using various approaches. I will first describe the basic methodology (Dynamic Imaging of Coherent Sources, DICS ; event- related DICS, erDICS) we have developed and applied and show, e.g., how field spread issues affect the validity of the obtained estimates. I will then present a number of approaches, based on DICS and erDICS, we have used to identify and characterize cortico-cortical networks in both motor and reading tasks. Furthermore, I will discuss the good, the bad, and the ugly aspects of each approach as well as the additional information the network analyses have yielded compared to methods based solely on neural activity. I will also describe how directed interaction measures, namely Granger Causality, can be applied in identification of epileptogenic networks using both intracranial and MEG recordings.

Key references :

[1] Gross J, Kujala J, Hämäläinen M, Timmermann L, Schnitzler A, Salmelin R. Dynamic imaging of coherent sources : Studying neural interactions in the human brain. PNAS 2001 ; 98 : 694-9.
[2] Gross J, Timmermann L, Kujala J, Dirks M, Schmitz F, Salmelin R, Schnitzler A. The neural basis of intermittent motor control in humans. PNAS 2002 ; 99 : 2299-302.
[3] Kujala J, Pammer K, Cornelissen PL, Roebroeck A, Formisano E, Salmelin R. Phase Coupling in a Cerebro-cerebellar Network at 8-13 Hz during Reading. Cerebral Cortex 2007 ;17:1476-1485.
[4] Kujala J, Vartiainen J, Laaksonen H, Salmelin R. Neural interactions at the core of phonological and semantic priming of written words. Cerebral Cortex. In press.

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Vendredi 17 Février 2012
11h-12h
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Sebastiaan MATHôT

(VU University, Amsterdam, Dept. of Cognitive Psychology)

Visual attention and stability

Our perception of the world is continuous and stable. This is remarkable given the nature of visual input, which is discontinuous and volatile. Specifically, with every eye movement the projection of the world sweeps across the retina. But this does not cause us to lose track of objects, nor does this perturb our ability to perform visually guided movements : Visual stability appears to be flawless. In a series of experiments, we probe the limits of visual stability. We hereby focus on the role of attention. We show that, in contrast to subjective experience, visual stability is not perfect. There is a brief ’window of instability’ surrounding every eye movement, during which the retinotopic organization of the visual system can be exposed.

Email : s.mathot@vu.nl

Website : http://www.cogsci.nl/smathot

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Vendredi 9 Mars 2012
11h-12h
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)
 

Matthias WEIGELT

(University of Paderborn, De)

"Plans and Memories : How people solve everyday actions ?"
In the talk, I will present an overview over our work on the planning constraints and organization principles of object manipulation. A special focus will be on the roles of goals and action effects in the control of voluntary behavior. The experiments portrayed include simple object manipulations, bimanual coordination, and the execution of movement sequences in the context of dual-task performance. In addition, experiments on the development of motor planning will be presented. As the empirical findings will show, anticipating goals and action effects is a strong determinant of motor coordination. It is therefore argued that anticipatory behavioral control is a basic principle in the construction of everyday actions.

short CV
Univ.-Prof. Dr. Matthias Weigelt studied Sport Science, Social Sciences, and Psychology at the universities in Jena, Charlotteville (USA), and Reading (UK). He completed his doctoral program in psychology, neuropsychology, and sport science at the Ludwig-Maximilians-Universität Munich and completed his PhD thesis at the Max Planck Institute for Human Cognitive and Neurosciences in 2004. After postdoc positions at the City Hospital in Munich-Bogenhausen and at the University of Bielefeld, he was called to the Saarland University to become a full professor of sport psychology and movement science in 2010, before he moved to the University of Paderborn in 2011. The research focus of Matthias Weigelt is in the area of cognitive movement science and examines the construction and organization of complex human actions, as well as the development of motor skills across the life span.

http://dsg.uni-paderborn.de/arbeitsbereiche0/sportpsychologie/members0/weigelt/

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Vendredi 23 Mars 2012   (reporté à une date ultérieure)
11h-12h
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille) 

Daniel EVERETT

(Bentley University)

Language, Culture, and Being Human


Over the past fifty years, the most popular theory of language is that it is an outgrowth of an innate biogram, often referred to as Universal Grammar. In this lecture he will explore an alternative perspective, namely, that language is a human invention and cultural artifact, passed down from one generation to another. Its principal task is to solve the communication problem that human sociality, what Aristotle referred to as the "social instinct", imposes upon us.

 

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Vendredi 30 Mars 2012
11h-12h
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

George MICHAEL

(Université Lyon 2)

Cool & Hot Colors


Pourquoi a-t-on deux narines ?

C’est une question de loin surprenante, mais est-ce que quelqu’un aurait une réponse ? Certains travaux suggèrent que chaque narine pourrait sentir des choses différentes de l’autre et que l’expérience olfactive serait le résultat de la combinaison des deux. Des travaux de notre laboratoire se sont penchés sur cette question en employant la méthode du stimulus critique absent et en visant le second système de la cavité nasal, le trigéminal (responsable de la perception de la temprérature, entre autres). Nous avons demandé à des sujets de flairer avec une seule narine une solution aqueuse colorée, inodore et dépourvue d’agents thérmiques, et de juger de la température nasale ressentie - frais ou chaud. Sans surprise, nous avons trouvé que la couleur de la solution guidait la réponse (rouge-chaud, vert-frais). Mais nous avons également découvert que le rouge donnait plus de réponses "chaud" lors des stimulations de la narine gauche, et que le vert donnait plus de réponses "frais" lors des stimulations de la narine droite. Nous avons observé à plusieurs reprises ce résultat après certaines manipulations visant à éliminer tout biais méthodologique, allant même jusqu’à présenter toujours le même bocal à flairer ! Contrairement au système olfactif qui est ipsilatéral (la narine droite transmet les signaux vers l’hémisphère cérébral droit, et vice versa), le trijumeau est un système controlatéral. Ainsi, la première idée qui vient à l’esprit est une spécialisation cérébrale hémisphérique droite (narine gauche) pour les traitements de températures chaudes, et gauche (narine droite) pour des températures froides, en plus d’un traitement bilatéral pour les deux extrêmes du continuum. L’étude d’un cas rare avec lésion insulaire nous as permis d’identifier le rôle de cette structure dans les traitements latéraux de la température, mais aussi de poser l’hypothèse quant à l’existence d’une balance interhémisphérique permettant de traiter mieux une température par une narine, plutôt qu’une autre. Enfin, une analyse détaillée des performances d’un grand échantillon de sujets sains a permis de vérifier l’hypothèse de la balance interhémisphérique et de proposer un modèle neurologique explicatif. En réponse à la question initiale, nos travaux suggèrent que des facteurs périphériques seuls ne peuvent pas expliquer les différences entre les narines, et surtout des jugements thérmosensoriels nasaux latéralisés induits par les couleurs. Nous pensons que chaque narine transmets des signaux à des systèmes hémisphériques spécialisés distincts qui sont activés sur la base des attentes liées à la tâche à effectuer. Des interactions inhibitrices et excitatrices mutuelles entre de tels systèmes indépendants créerait une balance que aiderait choisir la réponse la plus plausible, basée sur les indices disponibles dans une autre modalité sensorielle.

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Vendredi 6 Avril

11h-12h
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

John B. NEZLEK

( Collège de William et Mary, Williamsburg, USA)

 

 Analyzing Individual Differences in Experimental Designs.

More and more often, experimentalists are taking into account individual differences in their participants, either as statistical controls or to test hypotheses. There are various ways to do this, but "one size does not fit all".
Some techniques are better suited for some purposes, whereas other techniques are better suited for other purposes. In this talk, I will describe some of the ways in which individual differences can be studied within experimental designs, and I will make some recommendations for best practice. This talk will not center on statistical techniques ; rather, I will discuss the conceptual
issues that need to be considered and describe how various statistical procedures address these issues. I will discuss these issues in terms of various types of research designs, ranging from studies in which a small number of measure are collected on a single occasion to studies in which multiple measures are collected on multiple occasions or under multiple conditions (e.g., reaction time studies).

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Vendredi 13 Avril 2012 
11h-12h
(Amphi de Sciences Naturelles,
Centre St Charles, Marseille)

Fenna Poletiek

(Leiden University, Netherlands)

Learning complex center embedded structures with long distance dependencies,
the easy way


Lai & Poletiek (2011) found learning of a complex center embedded grammar (an AnBn grammar generating sentences of the type a1a2a3…b3b2b1, with long distance dependencies, e.g., a1(….)b1) in an Artificial Grammar Learning task, under two necessary conditions of exposure : First the learning stimuli had to be presented in a growing fashion (first the most simple exemplars -without embeddings-, gradually followed by more complex ones). Second, when the simple items were omitted from the learning set, no learning occurred. Hence, for a center embedded structure to be learned from mere exposure to exemplars, it seems essential that exemplars without embeddings are learned thoroughly and in the earliest stage. The second effect is the focus of the present talk.
I will propose a statistical account of the effect of early simple adjacencies learning, and discuss how this effect could operate in natural grammar learning.

(http://www.socialsciences.leiden.edu/psychology/organisation/staff/poletiek.html
 

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Vendredi 20 Avril 2012
11h-12h
(Salle des Voûtes, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Paco CALVO

(Chair of the Department of Philosophy, Universidad de Murcia, Spain.)

 

Minimal cognition and direct perception in plants.

 

Abstract : With an eye to explaining how biological systems generalize, a panoply of strategies that rely upon the concepts of competence, cognition and misrepresentation is now available in the marketplace. The underlying assumption, on pain of falling prey to a neurobiologically implausible look-up table model, consists in the articulation of a combinatorial syntactic structure. By contrast, and elaborating on recent plant neurobiology literature, I shall argue that we may ‘ecologically’ explain the ability of biological systems, writ large, to generalize, once we opt instead for a different triplet, formed by performance, adaptive behavior and direct perception.

References
Baluška, F., Mancuso, S., Volkmann, D. & Barlow, P. (2010). "Root apex transition zone : A signalling–response nexus in the root". Trends in plant science, 15, 402– 408.

Calvo, P. & Keijzer, F. (2011). "Plants : Adaptive Behavior, Root Brains and Minimal Cognition". Adaptive Behavior 19, 155-171.

Richardson, M. J., Shockley, K., Riley, M. R., Fajen, B. R., & Turvey, M. T. (2008). Ecological psychology : Six principles for an embodied-embedded approach to behavior. In P. Calvo & T. Gomila (Eds.) Handbook of new directions in cognitive science (pp. 161-190), Elsevier.

 http://webs.um.es/fjcalvo/miwiki/doku.php

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Vendredi 25 Mai 2012

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Kathryn Bock

(Beckman Institute, University of Illinois, USA)

Syntactically Speaking

 

Speakers build syntax when they talk. They do it in almost every utterance, at daunting
rates of speed, with little outright error. What they do and the limits on what they do are
the province of theory and research on language production. In contemporary work,
particularly in work on the mechanisms of syntax, production is viewed as a species of
cognitive and linguistic processing that guides learning and intelligent action. Ongoing
debates range over questions about the mapping from features of speaker meaning to
sentence structure, the coordination of words and syntax, the roles of attention and
memory in word order, the links between structural representation and structural
assembly, and the nature of syntactic errors. Even the cortical underpinnings for
producing syntax are beginning to be explored with innovative brain imaging techniques.
Significantly, the emerging picture has begun to converge with fundamental issues in
language comprehension and acquisition, offering insights into what it takes to use
language for communication. These insights provide the focus for this upcoming episode of language production.

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Vendredi 1 Juin 2012

Attention à la salle !!!!!!!

(Amphi Charve, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

David IRWIN

(Beckman Institute, University of Illinois, USA)

Perceiving a Stable Visual Environment

The visual world appears stable and continuous despite frequent retinal image movements caused by saccades. How this quality of perception is achieved is a classic question in perception. Many theories have proposed that perceived locations are adjusted based on eye movement information, while others have proposed that visual
stability depends upon coding of the relative positions of objects. Another distinction is whether the contents of successive retinal images are used to update a spatiotopic map of the world, or are there only retinotopic maps that are simply updated with each saccade. I will report results from several experiments that indicate that the
perception of stability across saccades does not rely on a spatiotopic map, but rather on a retinotopic, local evaluation process centered on the saccade target object.

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Vendredi 8 Juin 2012

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

 

Mark TURRELL

(Hult Business School & Orcasci)

 

The Science of Spread : Theory and Application

 

The science of complex systems gives us an understanding and a toolkit of dynamic, adaptive non-linear systems. Network science gives us an understanding and a framework to understand how systems gain structure, how elements within those systems take on special roles, and how messages and actions can propagate through a system. And behavioral and neuroscience provides us with a more rigorous approach to the application of psychology both to the human condition and to our society at large.

The combination of these disciplines provides us with a new way of looking at systems, particularly for those who wish to understand system dynamics, and to develop techniques to adapt and direct change within the system. This is especially true for those who study ‘spread’, how actions and behaviors propagate within systems (or not, as is often the case).

 The lecture will cover these disciplines and develop a combined framework to interpret spread. The lecture will also develop a series of case studies that will demonstrate the application of the science to real-world situations. The case studies cover for profit and non-profit activities : a community of arts companies and their audiences, a technology company building a crowdsourced platform to collect air quality data, and strategy work on supporting opposition movements in oppressive regimes.

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Vendredi 8 Juin 2012

Attention à l’horaire !!!!!!!!!

14h-15h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Jan THEEUWES

(Vrije Universiteit Amsterdam)

Automatic visual selection

In the present presentation I will argue that the salience map that drives automatic selection is not only determined by raw physical salience of the objects in the environment but also by the way these objects are shaped by selection history. We provide evidence that priming (feature and reward priming) sharpens the cortical representation of these objects such that these objects appear to be more salient above and beyond their physical salience. We demonstrate that this type of priming is not under volitional control : it occurs even if observers try to volitionally prepare for something else. In other words, looking at red prepares our brain for things that are red even if we volitionally try to prepare for green.

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Vendredi 15 Juin 2012

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Karen DAVRANCHE

(LPC, UMR7290, Marseille)

Facteurs de stress, prise de décision et contrôle d’exécution 

L’efficacité du traitement de l’information requiert souvent un filtrage sélectif des informations pertinentes, la sélection d’une réponse adaptée à la situation et l’exécution rapide et précise de cette réponse. Ces opérations cependant sont sensibles à de nombreux facteurs de stress physiologique et psychologique présents dans notre environnement. Ce séminaire tentera d’illustrer l’intérêt d’une approche intégrative permettant, dans ce domaine, de dépasser une approche strictement comportementale au profit de stratégies combinant des méthodes comportementales et des techniques des neurosciences (i.e., l’électromyographie, l’électroencéphalographie). En particulier, nous aborderons l’influence de certains stresseurs sur la prise de décision, le contrôle d’exécution, la prévention et la correction des erreurs lorsque plusieurs réponses sont en conflit.

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Vendredi 22 Juin 2012

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)
 

Nicolas CLAIDIERE

(Centre for Social Learning and Cognitive, School of Psychology, University of St Andrews)

Apprentissage social et évolution culturelle : ou pourquoi la stabilité culturelle ne découle pas simplement de la transmission des comportements

La plupart des études comparant cultures animales et culture humaines portent sur les mécanismes de transmission de l’information entre les individus. S’agit-t-il de renforcement ("enhancement") ? d’émulation ? ou d’imitation ? Pour de nombreux chercheurs il me semble, il y a une correspondance directe entre la "fidélité" des mécanismes de transmission et la stabilité culturelle. En particulier, l’imitation est souvent citée comme exemple de mécanisme de reproduction fidèle des comportements garantissant la pérennité culturelle. Je commencerais par montrer que ces idées, souvent préconçues, ne résistent pas à l’examen des données dont nous disposons. Dans la très grande majorité des cas, et j’expliquerai d’où proviennent les exceptions à cette règle, la stabilité culturelle ne découle pas de la fidélité des mécanismes d’apprentissage social. D’où vient-elle dans ce cas ? De nombreux facteurs, écologiques et psychologiques, permettent de répondre à cette question et j’en étudierai un plus en detail : la conformité.

http://psy.st-andrews.ac.uk/people/res/nc40.shtml
 

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Vendredi 29 Juin 2012

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)


Kate NATION

(University of Oxford)

 

Form-meaning links and the development of visual word recognition

 

Learning to read takes time and it requires explicit instruction. Three decades of research has taught us a good deal about how children learn about the links between orthography and phonology during word reading development. However, we have learned less about the links that children build between orthographic form and meaning. This is surprising given that the goal of reading development must be for children to develop an orthographic system that allows meanings to be accessed quickly, reliably and efficiently from orthography. This talk will consider whether meaning-related information is used when children read words aloud, and asks what we know about how and when children make connections between form and meaning during the course of reading development.

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Vendredi 6 Juillet 2012

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille

 

Michael Hallsworth

(Imperial College London)

 

How messages influence behaviour : evidence from large-scale randomised controlled trials in taxation

Governments are constantly attempting to influence citizens’ behaviour through messages, but there is still little evidence of how such messages directly affect real-world behaviour. This talk discusses the findings from a series of randomised controlled trials on the wording of letters sent to over 200,000 UK individuals who did not pay their tax on time. The findings demonstrate how messages based on concepts such as social norms, the omission bias, and cognitive dissonance, can affect revealed behaviour in the real world. The talk will also reflect on the ways in which academic research can be integrated into the policy-making process.

Web : http://www.linkedin.com/pub/michael-hallsworth/17/2b0/274

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Vendredi 13 Juillet 2012

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3

Centre St Charles, Marseille)

Tiago V. MAIA
(School of Medicine and Institute for Molecular Medicine, University of Lisbon, Department of Psychiatry, Columbia University)

Reinforcement learning in avoidance, habits, and tics

Learning to act so as to obtain rewards is well known to depend on phasic dopamine bursts. The role of dopamine in aversive contexts, in contrast, is poorly understood. I will use a reinforcement-learning model to show that actions that avoid aversive outcomes are also reinforced by phasic dopamine bursts. The model made several new predictions concerning the pattern of dopamine release during avoidance learning, and I will present a microdialysis study that confirmed the model’s predictions. I will then turn to the role of dopamine and reinforcement learning in Tourette’s syndrome (TS), a disorder characterized by motor and vocal tics. I will present an fMRI study that shows that TS is characterized by hyperactivity in motor portions of cortico–basal ganglia circuits and by both hyperactivity in dopamine-containing regions of the midbrain and excessive connectivity between those regions and the basal ganglia. One interpretation of these results is that the motor hyperactivity represents exaggerated motor habits, which may be reinforced by the dopamine hyperactivity. I will present a model-based fMRI study of habit learning in healthy controls that supports this interpretation. In that study, subjects that learned a habit engaged the same circuitry that was excessively active in the patients with TS ; in contrast, subjects that failed to learn the habit did not engage that circuitry. I will conclude with some broader thoughts about the usefulness of integrating computational modeling and empirical techniques to advance our understanding of psychiatric and neurological disorders.

(http://childpsych.columbia.edu/brainimaging/CV_maia.html).

 



 


 

 



 

 

 

 

 

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Thèses

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Lundi 12 Septembre 2011

14h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Pauline AYORA

Bonjour,

Je soutiendrai ma thèse intitulée :

« Recrutement de ressources attentionnelles au cours de la production du
langage »


Vous êtes chaleureusement conviés au pot qui suivra.

Jury :
Pr. Thierry Ripoll, Président, Aix-Marseille Université
Pr. Michel Fayol, Rapporteur, CNRS & Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand
Pr. Albert Costa, Rapporteur, Universitat Pompeu Fabra, Barcelona
Dr. François-Xavier Alario, Directeur, CNRS & Aix-Marseille Université


Résumé :

La production du langage est une activité cognitive longtemps restée étudiée de manière isolée des processus cognitifs plus généraux pouvant sous-tendre sa réalisation. Notre approche a été de contribuer à la dynamique naissante d’une ouverture de la psycholinguistique aux autres domaines de la psychologie cognitive, en spécifiant les interactions qu’entretiennent les mécanismes langagiers avec les mécanismes attentionnels. Pour ce faire, nous avons notamment étudié dans quelle mesure la production d’une information linguistique isolée repose sur des mécanismes de sélection. Conjointement, nous avons tenté de mettre en évidence les mécanismes attentionnels sous-tendant ces mécanismes de sélection lexicale. Les sélections de deux types de mots grammaticaux ont été comparées : les mots de la classe ouverte et les mots de la classe fermée. Les résultats ont révélé que la sélection des deux types de mots, les mots de la classe fermée qui structurent la phrase et les mots de la classe ouverte qui lui donnent un sens, recrutent des ressourcesattentionnelles. Aussi, nous avons montré que l’effet d’interférence sémantique - supposé affecter un mécanisme de compétition à l’étape de sélection lexicale-
peut être résolu avant l’engagement de ressources attentionnelles. Ce résultat suggère que l’effet d’interférence sémantique reflète un mécanisme situé avant la sélection lexicale. Une dernière étude s’est proposée d’explorer la dynamique temporelle de notre système de production à sélectionner plusieurs mots dans un contexte de production de séquences de mots, tel que celui de syntagmes nominaux. Les résultats chronométriques ont révélé que les mots sont sélectionnés de manière strictement séquentielle, une dynamique suggérant que le recrutement de ressources attentionnelles pour la sélection d’une information linguistique isolée peut contraindre leur agencement dans un contexte de production plus naturel.

Mots clés : production du langage, ressources attentionnelles, double tâche, sélection lexicale, multiples sélections.


Title : Recruitment of attentional resources during language production

Abstract. Language production is a cognitive activity long studied in isolation from more general cognitive processes that could underlie its achievement. Our approach aimed to contribute to the emerging dynamics of the opening of psycholinguistics to other domains of cognitive psychology by specifying how linguistic mechanisms interact with attentional mechanisms. To do so, we first investigated to which extent producing a single linguistic unit relies on selection mechanisms. Also, we highlighted the attentional mechanisms underlying these lexical selection mechanisms : The selections of two types of grammatical words were compared : open- and closed- class words. Results revealed that the selections of both, closed-class words structuring the phrase, and open-class words conveying meaning, require attentional resources. In a third study, we showed that the semantic interference effect - affecting a competition mechanism supposedly taking place at the level of lexical selection- can in fact be resolved before the involvement of central attentional resources. This suggests that this semantic interference effect possibly reflects a mechanism taking place prior to lexical selection. In a last study, we explored the temporal dynamics of our production system when engaged in the selection of several words within a sequence, using noun phrases. Chronometric results revealed that words are selected strictly
sequentially. This dynamics suggests that the way attentional resources are recruited for the selection of an isolated linguistic unit can constrain the way several words are produced in a more natural speaking context.

Keywords : language production, attentional resources, dual-task, lexical selection, multiple selections.

Pauline.Ayora@univ-provence.fr

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Mardi 13 septembre 2011

10h00

Salle des voûtes
Laboratoire de Psychologie Cognitive
Université De Provence
3, place Victor Hugo
13331 Marseille cedex

Eléonore ARDIALE

Je soutiendrai ma thèse intitulée :

« Sélection Stratégique et Vieillissement Cognitif : Rôle du changement stratégique intra-item »

 

Membres du jury

Dr. François-Xavier Alario, Président du jury, Université Aix-Marseille
Pr. Michel Fayol, Rapporteur, Université de Clermont-Ferrand
Pr. Michel Isingrini, Rapporteur, Université de Tours
Pr., Patrick Lemaire, Directeur, Université Aix-Marseille
Dr. Catherine Thévenot, Examinateur, Université de Genève

Résumé :

Les travaux en psychologie ont mis en évidence que les jeunes et les âgés utilisent différentes stratégies pour accomplir des tâches cognitives. La question qui se pose alors est comment nous choisissons une stratégie parmi plusieurs stratégies disponibles. Afin de mieux comprendre la sélection, l’objectif de cette thèse était d’étudier le phénomène de changement
stratégique intra-item et son évolution en cours d’une part, et de mettre en évidence les mécanismes impliqués lors du choix d’une stratégie, d’autre part.
Nos données montrent que différentes variables, intrinsèques et extrinsèques aux problèmes, influencent la capacité de changement stratégique intra-item au cours du vieillissement. Les jeunes et les âgés interrompent une stratégie en cours d’exécution et choisissent une stratégie différente de celle précédemment exécutée. Les participants changeaient plus fréquemment de stratégie afin de choisir la meilleure stratégie, et ce d’autant plus que la stratégie était facile à exécuter. Les âgés avaient plus de difficultés que les jeunes à changer de stratégie et par conséquent, ils choisissaient moins fréquemment la meilleure stratégie. Nous montrons aussi que la sélection stratégique est associée à une augmentation de l’activité cérébrale dans des régions préfrontales bien connues pour être le siège des fonctions exécutives. Enfin, nous discutons en quoi ces résultats ont d’importantes implications concernant, les modèles théoriques de la sélection stratégique, et concernant le vieillissement cognitif.

Mots-Clés : sélection stratégique, changement stratégique intra-item, vieillissement, neuroimagerie.

Abstract :

Psychology research has shown that young and older adults used different strategies to accomplish a cognitive task. Thus, the issue of how we choose a strategy among several available strategies is raised. In order to further understand strategy selection, the goal of this thesis was to investigate the within-item strategy switching and its evolution with age, on one hand, and to
highlight mechanisms involved in strategy selection, on other hand. Our data show that different variables, intrinsic and extrinsic to problems, affect the ability of switching strategies within item during aging. Young and older adults interrupt a mid-execution strategy and choose a different strategy than previously executed. Participants switched strategies more frequently to choose the best strategy, and especially when the strategy was easy to execute. Older adults had more difficulties than young adults to switch strategies and therefore, they chose less frequently the best strategy. We also showed that strategy selection is associated with increased brain activities in prefrontal regions, well known to be the seat of executive functions. Finally, we discuss how these results have important implications for theoretical models of strategy selection, and for cognitive aging.

Key words : strategy selection, within-item strategy switching, aging,
neuroimaging.

Vous êtes chaleureusement conviés au pot qui suivra.

Eleonore.Ardiale@univ-provence.fr

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Lundi 20 Février 2012


J’ai le plaisir de vous inviter à assister à ma soutenance de thèse portant sur :

Fonctions exécutives chez le babouin (Papio papio) :
Variabilités interindividuelles


La soutenance aura lieu lundi 20 Février en Salle des Thèses N°2 à la Faculté de la Timone à 13h30
La soutenance sera suivi d’un pot auquel vous êtes tous conviés !

Résumé :

Les fonctions exécutives (FE) sont définies comme des processus de contrôle permettant d’adapter les comportements dans des situations nouvelles. La littérature sur l’homme fait état de fortes variabilités interindividuelles dans l’exécution de ces FE, notamment liées à l’âge des individus. Dans une approche comparative, nous avons cherché à savoir si le primate non humain exprimait de telles variabilités interindividuelles, dans quelle mesure, et pour quelle(s) fonctions(s). Nous avons proposé une série de tâches à un groupe de babouins Papio papio où des individus mâles et femelles d’âges différents, et de statuts sociaux différents cohabitent. Ces expériences ont bénéficié de l’environnement exceptionnel de la plateforme de Comportement et Cognition du Primate située sur la station de Primatologie CNRS de Rousset, où un groupe de babouins a accès ad libitum à dix systèmes de conditionnement opérant automatisés. Les tâches proposées impliquaient chacune une FE particulière, notamment les fonctions d’inhibition et de flexibilité cognitive. Les procédures utilisées, qui reposent sur un principe de conditionnement opérant, consistaient à présenter les tâches sur des écrans tactiles sur lesquels les babouins devaient donner leur réponse.
Les expériences impliquant principalement l’inhibition ont montré que le babouin est capable de mettre en place un contrôle inhibiteur efficace. Cependant, les individus les plus âgés montrent des déficits dans leurs performances. Au contraire, lorsque la tâche d’inhibition a une forte composante motrice, les jeunes ont plus de difficultés à adapter leur mouvement. La seconde série d’expériences impliquant la flexibilité cognitive a aussi montré que les adultes ont de moins bonnes performances que les plus jeunes. L’ensemble de ces résultats montre donc qu’il est important de distinguer l’inhibition motrice de l’inhibition cognitive chez le babouin, et que le passage à l’âge adulte engendre une modulation du contrôle exécutif, ce dernier devenant moins efficace. Comme chez l’homme, il existe donc d’importantes variabilités interindividuelles dans le contrôle exécutif du babouin Papio papio qui dépendent fortement de l’âge des individus.

 


Elodie Bonté, Ph.D. Student
Laboratoire de Psychologie Cognitive &
Institut des Neurosciences Cognitives de la Méditerannée
Université d’Aix-Marseille

BonteElodie@gmail.com

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Vendredi 30 Mars

Salle des voûtes
Laboratoire de Psychologie Cognitive
Université De Provence
3, place Victor Hugo
13331 Marseille cedex

14h

Mohammed Aymen BEN ABBES


La sélection attentionnelle et le traitement multiples dans la mémoire visuelle à court terme.

Jury :
Georges A. Michael, Maître de conférences, HDR, EMC Université Lumière Lyon 2
Eric Sieroff, Professeur, LPE Université Paris Descartes
Yousri Marzouki, Maître de conférences, LPC Université de Provence, CNRS
Thierry Ripoll, Professeur, LPC Université de Provence, CNRS

Résumé. Ce travail est divisé en deux parties : la première partie concerne l’évaluation de la sélection attentionnelle dans une tâche de Mémoire Visuelle à Court-Terme. Pour ce faire, nous avons testé la capacité des participants à sélectionner et mémoriser des cibles parmi des distracteurs. Nos résultats ont mis en évidence la capacité à mémoriser quatre objets sélectionnés parmi un ensemble de distracteurs sans l’intervention de mécanismes physiologiques tels que les saccades oculaires. En outre, nous avons montré que cette capacité est sensible à l’organisation spatiale des cibles parmi les distracteurs. A travers plusieurs expériences manipulant l’organisation spatiale des objets, le niveau d’exigence de la tâche, la différence entre l’objet test et celui présenté préalablement à la même localisation, nous avons mis en évidence l’impact de l’organisation spatiale des objets d’une part sur l’allocation attentionnelle sur les localisations et d’autre part sur le traitement des cibles apparaissant dans ces localisations. La proximité spatiale des objets serait un facteur facilitateur lors de l’allocation attentionnelle mais elle rendrait le traitement plus difficile. Dans la deuxième partie de notre travail, nous avons combiné la méthode de prévisualisation des distracteurs avec le paradigme de report partiel pour examiner l’effet du nombre des localisations servant d’indices sur la capacité d’allocation attentionnelle et l’effet du nombre de cibles indicées sur la capacité de traitement. Nous avons montré que la division de l’attention sur plusieurs objets est entravée par des difficultés d’allocation attentionnelle au-delà de deux localisations sélectionnées et par des difficultés de traitement au-delà deux objets encodés. De plus, l’allocation et le traitement sont régis par d’autres facteurs tel que la configuration spatiale des cibles ou encore la saillance des cibles parmi les distracteurs. L’ensemble de ces données nous ont permis de définir quelques paramètres qui déterminent l’efficacité du processus de division attentionnelle. Certains de ces paramètres seraient liés au stade de l’allocation attentionnelle (nombre de localisations, configuration spatiale, validité de l’indiçage, etc…) tandis que d’autres seraient liés au stade du traitement (nombre de cibles, distance spatiale entre les cibles, etc…).
Mots clés : Attention ; Allocation attentionnelle ; Traitement ; Organisation spatiale ; Division de l’attention ; Mémoire Visuelle à Court-Terme.


Abstract. This dissertation is divided into two parts : the first part concerns the assessment of the attentional selection in a Visual Short Term-Memory task. To do so, we tested the capacity of the participants in selecting and memorizing targets among distractors. Our results provided evidence of the capacity to memorize four selected objects among a set of distractors without the involvement of physiological mechanisms like eye-movements. Furthermore, we showed that this capacity is sensitive to the spatial organization of targets among distractors. In further experiments, we manipulated the spatial organization of objects, the requirement of the task, the difference between the test object and the object previously presented at the same location. The results highlighted the impact of the spatial organization of objects on the attentional allocation over locations and the processing of targets appearing at these locations. The spatial proximity of objects greatly facilitated the attentional allocation but made more difficult the processing. In the second part of this work, we combined the preview of distractors method with the partial report paradigm to examine the effect of the number of locations serving as cues on the attentional allocation capacity and the effect of the number of objects on the processing capacity. We showed that the division of attention over several objects is limited by difficulties on attentional allocation beyond two selected locations and difficulties on processing beyond two encoded objects. Moreover, the allocation and the processing are modulated by other factors like the spatial configuration of targets and the salience of targets among distractors. These findings enabled to precise some parameters that determine the efficiency of the attentional division process. The attentional allocation stage is linked to parameters like the number of locations, the spatial configuration, and the validity of cueing, etc… whereas the processing stage is linked to other parameters like the number of targets, and the spatial distance between targets, etc…
Keywords  : Attention ; Attentional allocation ; Processing ; Spatial organization ; Division of attention ; Visual Short-Term Memory.

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Lundi 2 Avril 2012

14h

Salle des Voûtes du Pôle 3C

(Faculté St Charles)

Soazig CASTEAU

Je soutiendrai ma thèse intitulée

"Etude des mécanismes de génération des mouvements saccadiques chez l’homme :
Effets des propriétés de la configuration visuelle sur la latence et la métrique des saccades"

 

Jury :
M. Patrick Cavanagh, Professeur, Université Paris-Descartes, Examinateur
M. Laurent Goffart, Chargé de Recherche, CNRS - Aix Marseille Université , Examinateur
M. Dirk Kerzel, Professeur, Université de Genève, Rapporteur
M. Simon Thorpe, Directeur de Recherche, CNRS -Université de Toulouse 3, Rapporteur
M. Franck Vidal, Professeur, Aix-Marseille Université, Examinateur
Mme Françoise Vitu-Thibault, Directeur de Recherche, CNRS Aix Marseille Université, Directrice

Résumé :

Les saccades sont de brefs mouvements des yeux dont le but est d’amener les objets visuels périphériques sur la partie fovéale de la rétine pour une analyse détaillée. L’ensemble des modèles considère que la programmation de la métrique des saccades reflète en premier lieu le codage spatial distribué au sein du colliculus supérieur (CS), et n’est que secondairement modulée par des processus cognitifs endogènes. De plus, la majorité considère que les interactions latérales entre les neurones du CS (locales et excitatrices ou distantes et inhibitrices) déterminent où mais aussi quand les yeux bougent. Nos études visaient à (1) tester et préciser la relation entre codage spatial distribué et métrique des saccades, (2) re-examiner si des stratégies visuelles peuvent déterminer où les yeux bougent, et (3) tester le rôle des interactions latérales. Elles reposaient sur l’enregistrement des mouvements oculaires de participants humains lors de la visée d’une cible visuelle, présentée seule ou accompagnée d’un distracteur. Nos résultats ont premièrement confirmé l’hypothèse de codage spatial distribué ; les champs d’intégration spatiale estimés à partir de la distance maximale entre deux stimuli pour l’exécution d’une saccade vers une position intermédiaire (ou effet global ; Findlay, 1982) présentent des propriétés similaires aux champs récepteurs des neurones du CS. Deuxièmement, en désaccord avec l’hypothèse générale, des stratégies visuelles peuvent aussi amener le regard au centre de gravité de la configuration visuelle. Enfin, contrairement à l’hypothèse d’interactions latérales, l’effet d’un distracteur sur la latence des saccades (Walker et al., 1997) est indépendant de la distance qui le sépare de la cible. La variable critique étant l’excentricité des stimuli, ce serait plutôt la balance entre les activités de fixation et de mouvement qui déterminerait quand les yeux bougent. Notre travail présente l’intérêt d’avoir établi un nouvel ensemble de contraintes pour la modélisation des bases neurales et cognitives de la programmation saccadique.

Mots clés : saccades, effet global, effet des distracteurs éloignés, colliculus supérieur, codage spatial, interactions latérales, stratégies visuelles


Vous êtes également tous chaleureusement conviés au pot qui suivra la soutenance.


Soazig Casteau

http://www.univ-provence.fr/gsite/document.php?pagendx=7848&project=lpc
Laboratoire de Psychologie Cognitive (LPC)
mail : soazig.casteau@univ-provence.fr

 

 

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HDR

 Mercredi 19 Octobre

14h30

Pierre COURRIEU

(LPC, UMR6146, St Charles Marseille)

J’ai l’honneur et le plaisir de vous faire savoir que je soutiendrai publiquement mon Habilitation à Diriger des Recherches en Psychologie, le Mercredi 19 Octobre, à 14h30, Salle des Voûtes, Pôle 3C, faculté Saint-Charles à Marseille.

Le dossier présenté est intitulé "Quelques Modèles et Méthodes pour l’Etude de la Cognition", et traite des thèmes suivants :

. Perception des lettres
. Modèles de codage de données
. Modèles de codage d ?images
. Réseaux de neurones et apprentissage supervisé
. Méthodes de calcul des paramètres de modèles
. Méthodes de validation de modèles et bases de données

Le jury est composé comme suit :

Professeur Hervé Glotin (rapporteur)
Docteur Jonathan Grainger (président)
Docteur Ronald Peereman (rapporteur)
Professeur Laurent Pezard (examinateur)
Docteur Arnaud Rey (rapporteur)
Docteur Simon Thorpe (examinateur)

Voue êtes cordialement invités au pot qui suivra la soutenance, Salle des Voûtes.

Pierre Courrieu
Chargé de Recherche au CNRS
Laboratoire de Psychologie Cognitive
UMR 6146 CNRS-Université de Provence
Marseille


pierre.courrieu@univ-provence.fr