Etudier les fonctions cognitives qui caractérisent l’intelligence humaine et animale


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2010 et avant

publié le , mis à jour le

Emplois - Séminaires - Thèses - HDR

Actualités du Laboratoire de Psychologie Cognitive


Secrétariat : Aline.Pelissier@univ-provence.fr


PROPOSITIONS POST-DOC

LE LABORATOIRE PROPOSE ACTUELLEMENT 2 POSTDOCS (PLUS D’INFORMATION)

Calendrier des séminaires

Les séminaires LPC se tiennent généralement le vendredi de 11h à 12h, Salle des Voûtes, Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille

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Rentrée 2009-2010

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Septembre 2009

11
18 Frédéric Basso
25

Octobre

2 Fritz Strack
9 Serge Nicolas
16 Fernand Gobet
23

Novembre

9 (Lundi) Dedre Gentner
13 Ralf Engbert
20 Anouk Barberousse
27 Martin Rolfs

Décembre

4
11 Frédéric Lavigne-Tomps
18

Janvier 2010

8 (14h) Todd Lubart
15
22 Fabio Babiloni
29 (14h) Sébastien Tassy

Février

5 Jules Davidoff
26 Vittorio Girotto

Mars

5 Michael Siegal
12 Adrien Meguerditchian
19 Dan Sperber
26

Avril

2 Jean-Yves Baudouin

23 Robin Walker (reporté 29 Juin : volcan islandais)

30 Florian Waszak (Amphi Chimie)

Mai (ATTENTION)

7 Annulé Sabine Meunier (Laboratoire de mécanique acoustique (Marseille)) Annulé

11 (Mardi) Antje Nuthmann

21 Annulé Julien Lagarde

28 Ton Dijkstra

Juin (Attention)

4 Muriel Boucart

11 Francesca Peressotti

15 (Mardi) Vincenzo Crupi

18 Wim de Neys

25 Reporté le 9 Juillet Catherine Thévenot

29 (Mardi) Robin Walker

Juillet

2

9 Catherine Thévenot

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Vendredi 18 Septembre 2009

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C,

Université de Provence, Marseille)

Frédéric Basso

(Université Rennes 1, CREM UMR 6211)

De l’esthétisation à l’intoxication : une réponse automatique à la logique mercatique ?

Résumé : Au fil d’une étude de terrain sur des dossiers médicaux colligés entre juillet 2008 et juillet 2009 par le Centre antipoison de Marseille avec lequel nous collaborons, il apparaît que certains emballages sont susceptibles de créer une confusion dans l’esprit de leur utilisateur (adulte). Il se dégage de l’analyse de ces dossiers et des appels des patients que, sur ces cas, l’ingestion de certains produits d’hygiène (corporelle ou domestique) semble être la conséquence directe de leur apparence. La saturation du marché des produits d’hygiène oriente effectivement les fabricants vers une esthétisation du contenu (odeur, aspect, couleur) et du contenant (packaging) de ces produits qui compose généralement avec le registre alimentaire à des fins de différenciation commerciale. Le problème que nous soulevons est l’effet pervers de cette logique mercatique inspirée et expliquée, en partie, par ce qu’il est convenu de qualifier depuis un ouvrage de Donald Norman en 2004, le design émotionnel. Ce dernier est, selon lui, l’articulation de trois niveaux de traitement : un niveau viscéral (marqueurs somatiques), un niveau comportemental et un niveau réflexif. L’objet de l’expérimentation que nous proposons est de tester sous trois conditions d’exposition différentes, en recourant à une échelle déclarative de mesure émotionnelle (valence et excitation) et à des techniques de mesure périphérique de l’activité cérébrale (réponse électrodermale, pulsations cardiaques (heartbeat) et poursuite oculaire (eye-tracking)), si les produits que nous avons retenus obéissent à la première composante du design émotionnel, le visceral design. Dans l’affirmative, l’esthétisation des produits qui théâtralise le point de vente ne serait pas étrangère à la dramatisation du lieu de vie.

http://www.igr.univ-rennes1.fr/personnes/detail_fr_174.htm

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Vendredi 2 Octobre 2009

(Amphi de Sciences Naturelles,

Centre St Charles, Marseille)

Fritz Strack
(University of Wuerzburg)

Reflection and impulse as determinants of social behavior

Depending on external requirements, the adaptation of human behavior
involves accuracy and speed. These criteria require different psychological
processes that may operate in harmony or conflict. Recently, cognitive and
social psychologists have described a number of dual-systems models
specifying the cognitive mechanisms that are linked with the two processes.
The reflective-impulsive model (RIM) has added motivational and emotional
components to explain how behavior is generated under different conditions.
Specifically, the model claims that behavior is a joint function of
reflective and impulsive mechanisms and describes their interaction at
different sequential stages. It has implications for diverse manifestations
of human thinking, feeling and acting.

strack@psychologie.uni-wuerzburg.de
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Vendredi 9 Octobre 2009

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle3C,

Centre St Charles, Marseille)

Serge Nicolas

(Université Paris Descartes)

L’origine historique de l’approche fonctionnaliste en psychologie

Le fonctionnalisme oppose aux méthodes de classification chères aux partisans de la psychologie structurale une explication dynamique des phénomènes mentaux. Le problème qui se pose à la psychologie ne consiste pas en une analyse détaillée et en une classification des états de conscience ; il s’agit bien plutôt de chercher à savoir comment les processus mentaux sont devenus ce qu’ils sont actuellement, et dans quelle mesure les hommes peuvent, grâce à eux, exercer une influence sur le cours des événements dans le monde physique. Les fonctionnalistes n’ont jamais eu l’intention de négliger, et en réalité n’ont jamais négligé l’analyse, ils n’ont pas nié l’existence des états de conscience, mais ils ne voient dans cette analyse qu’une partie d’un problème beaucoup plus vaste. Dans les premiers travaux de cette école, c’est l’organisme tout entier qui est regardé comme le tout agissant. On y oppose une étude détaillée de son fonctionnement aux méthodes qui se bornaient à considérer la structure des phénomènes mentaux. C’est à la source historique de ce courant psychologique du tournant du XXe siècle que nous allons remonter avant de présenter les orientations qu’il a pu susciter et qu’il suscite encore.

(http://www.psycho.univ-paris5.fr/spip.php?article2145)

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Vendredi 16 Octobre 2009

(11h-12h)

(Amphi Sciences Naturelles,

Centre St Charles, Marseille)

Fernand Gobet

(Brunel University, UK)

CHREST et chunking : Applications à la psychologie des experts et à
l’acquisition du langage

Cet exposé va offrir une introduction à l’architecture cognitive CHREST et va montrer comment cette architecture peut rendre compte de toute une série de données empiriques portant sur le développement de l’expertise et l’acquisition du langage.

Dans un premier temps, les composantes du modèle seront présentées, ainsi que ses mécanismes d’apprentissage, basés sur la notion de « chunking ».
Dans un deuxième temps, je présenterai des expériences portant sur l’expertise au jeu d’échecs ; des simulations par ordinateur effectuées avec CHREST montreront dans quelle mesure le modèle peut expliquer ces données empiriques.
De même, des simulations vont montrer la façon dont le modèle explique des données provenant de travaux empiriques sur l’acquisition du langage, avec un accent particulier sur l’acquisition de la syntaxe et du lexique.

Cet exposé va mettre en exergue les caractéristiques de CHREST lui permettant d’expliquer ces données empiriques ; parmi ces caractéristiques, on peut mentionner l’idée d’auto-organisation, l’accent mis sur les limitations cognitives, la présence d’un cycle perception-apprentissage-perception, et l’emploi d’un input représentatif du domaine à apprendre.

http://www.brunel.ac.uk/about/acad/sss/depts/psychology/psychstaff/fernandgobet

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Attention au jour !!!!!!!!!!

Lundi 9 Novembre 2009

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Dedre Gentner

(Northwestern University)

Analogical Processes in Learning and Development

Analogy is a powerful learning process by which abstract knowledge can arise from experience. Carrying out a comparison entails a structure-mapping process (Gentner, 1983, 2003) that fosters learning in at least three ways : first, it highlights common relational systems ; second, it promotes inferences ; and, third, it reveals potentially important differences between situations.

Most prior research has focused on analogy as a way of importing knowledge from a well-understood situation to a new situation. In this talk I focus on a different use of analogy. Analogical comparison between two situations—even relatively novel situations—acts to reveal their common structure. Perhaps surprisingly, it also highlights relevant differences. I will describe projects in which comparison results in better learning in children and adults.

(http://www.wcas.northwestern.edu/psych/people/faculty/faculty_individual_pages/Gentner.htm)

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Vendredi 13 Novembre

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Ralf Engbert
( University of Potsdam, Germany)

"Bayesian estimation for saccade planning during reading"

Abstract. During reading, saccadic eye movements are needed to move words into the center of the visual field for lexical processing. Saccadic landing positions within words show a pronounced peak close to the word center with an additional
systematic error, which is modulated by the distance of the launch site and the
length of the target word (the launch site effect).

In my talk, I demonstrate that the systematic variation of fixation positions within words might be a consequence of Bayesian estimation. I present a mathematical model for the launch site effect, which makes explicit assumptions on underlying visual and oculomotor processes. Based on eye-movement recording, I show experimental results that are consistent with the
view that readers use Bayesian estimation for saccade planning.

Finally, I discuss the importance of mislocated fixations for the unbiased estimation of distributions of within-word landing positions.

(http://www.psych.uni-potsdam.de/people/engbert/index-e.html)

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Vendredi 20 Novembre 2009

(11h-12h)

(Amphi de Sciences Naturelles,

Centre St Charles, Marseille)

Anouk Barberousse

(Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques

UMR 8590 CNRS - Université Paris 1 - ENS)

Quel genre d’expériences peut-on faire avec un ordinateur ?

J’analyse les composantes des simulations numériques et je les compare
à celles des expérimentations. J’examine les différentes thèses qui
ont été proposées concernant les raisons pour lesquelles la notion
d’expérimentation numérique est bien fondée. J’insiste en particulier
sur l’analyse des relations sémantiques entre les différents
programmes informatiques et les phénomènes étudiés.

(http://www-ihpst.univ-paris1.fr/4,anouk_barberousse.html)

barberou@heraclite.ens.fr>

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Vendredi 27 Novembre 2009

(11h-12h)

(Salle de Conférences du Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Martin Rolfs

(Laboratoire Psychologie de la Perception, Paris)

Global Saccadic Adaptation

The essence of goal-directed behavior is that our actions match perceptual events appropriately, allowing us to successfully interact
with the environment. Rapid eye movements are a perfect model to study how this correspondence is maintained in the face of a constantly changing body, because in primates as in many other vertebrates, visual perception depends on these saccades to bring objects of interest into foveal, high-acuity vision and, hence, saccades need to be calibrated incessantly to reliably land on their targets. If saccade targets are systematically shifted during each saccade, human observers are widely
oblivious to these shifts and yet a gradual compensation for the continuing landing “error” is observed. In particular, the saccadic
amplitude progressively adapts until the saccades finally land close to the artificially displaced target. This saccadic adaptation is thought to be spatially selective, dropping off with distance from the adapted target saccade vector. Dispelling this notion, we report directionally general, global saccadic recalibration. When saccades had random directions and amplitudes following a quasi-random walk within the display, the target being displaced consistently closer to the presaccadic fixation position during each saccade, we found strong, spatially generalized adaptation. Global adaptation developed too quickly to be accounted for by accumulating vector-specific adaptation. Thus, this principal recalibration mechanism acts on a global gain parameter derived from consistent visual feedback across saccades. More generally, this finding uncovers a principle of generalized motor learning, efficiently reducing global imprecisions of our actions upon the visual environment.

(http://lpp.psycho.univ-paris5.fr/person.php?name=MartinR)

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Vendredi 11 Décembre 2009

(11h-12h)

(Salle de Conférences du Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Frédéric Lavigne-Tomps

(Laboratoire de Psychologie Cognitive et Sociale, Université de Nice - Sophia Antipolis)

Les processus d’amorçage sémantique dans le cortex cérébral

Le rappel contextuel en mémoire est sous-tendu par des processus de traitement sémantique de nature variée, donnant lieu à une riche phénoménologie d’effets d’amorçage sémantique, entre un mot amorce et un mot cible reliés ou non, visibles sur les variables comportementales telles que le temps de réponse. Les expérimentations chez l’humain ont révélé l’importance de facteurs liés à la structure sémantique en mémoire, tels que la force d’association, le niveau de relation (step) et le nombre d’associés communs à l’amorce et à la cible (overlap). Elles ont aussi révélé l’effet de facteurs procéduraux tels que le délai entre les présentations des stimuli (SOA). Malheureusement une théorie formelle unifiée de ces effets manque à leur interprétation en termes du fonctionnement neuronal sous-jacent.
Les protocoles expérimentaux présentent de grandes similarités avec les taches d’association de paires chez le singe. Les enregistrement électrophysiologiques de neurones corticaux chez le singe fournissent des informations précieuses sur deux types d’activité pendant le délai amorce-cible : l’activité ‘rétrospective’ liée au stimulus amorce présenté précédemment et l’activité ‘prospective’ liée au stimulus cible non encore présenté mais attendu par l’animal sur la base de l’apprentissage préalable. Les modèles mathématiques des réseaux neuronaux du cortex cérébral permettent de mieux comprendre les relations entre la physiologie des neurones et synapses individuels et le comportement de réseaux neuronaux générant les activités rétrospectives et prospectives. Nous montrons ici qu’un modèle réaliste au niveau biophysique permet de rendre compte de façon unifiée d’une grande variété d’effets d’amorçage sémantique au niveau comportemental. Il permet de plus d’interpréter les variations d’effets d’amorçage en fonction de l’hémisphère cérébral considéré et de différentes pathologies impliquant la connectivité neuronale (type Alzheimer) ou la neuromodulation dopaminergique (type schizophrénie).

Références liées
BRUNEL, N. & LAVIGNE, F. (2009). Semantic Priming in a Cortical Network Model. The Journal of Cognitive Neuroscience, 21:12, 2300-2319.
LAVIGNE, F. & DARMON, N. (2008). Dopaminergic Neuromodulation of Semantic Priming in a Cortical Network Model. Neuropsychologia. 46, 3074-3087.

(http://www.unice.fr/lpcs/Membres/enseignants/Lavigne/Lavigne_publi.htm)

lavigne@unice.fr

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Vendredi 8 Janvier 2010

Attention horaire**Attention horaire**
(14h-15h)

(Salle de Conférences du Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Todd Lubart
(Professeur de Psychologie, Université Paris Descartes
Institut Universitaire de France)

La Créativité : Etudes cognitives et développementales

La créativité est une capacité à produire de nouvelles idées qui sont à la fois originales et adaptées au contexte. La créativité s’appuie sur lescapacités cognitives, telles que la pensée divergente, la flexibilité, la pensée métaphorique, mais également sur les facteurs conatifs, tels que lestraits de personnalité de prise de risque, de la tolérance à l’ambiguïté, de l’ouverture.

Une approche multivariée sera présentée selon laquelle ces différents facteurs interagissent afin de permettre une grande variabilité de comportement, allant de la pensée banale à des productions très originales.

Dans un deuxième temps, plusieurs études empiriques portant sur le développement chez l’enfant de la pensée créative, ses liens avec la pensée logique, et sa plasticité en fonction du milieu scolaire seront présentées.

En dernier lieu, des questions concernant la mesure de la créativité seront traitées.

http://www.psycho.univ-paris5.fr/spip.php?article2137

http://iuf.amue.fr/author/tlubart/

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Vendredi 22 Janvier 2010

(11h-12h)

(Salle de Conférences du Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Fabio Babiloni

(University of Rome "La Sapienza" )

Estimation of the Cortical Activity and Connectivity from Simultaneous Multi-subject Recordings (EEG hyperscanning) during game theory tasks

One of the most challenging questions open in Neuroscience today is the characterization of the brain responses during social interaction. A major limitation of the approaches used in most of the studies performed so far is that only one of the participating brains is measured each time. The “interaction” between cooperating, competing or communicating brains is thus not measured directly, but inferred by independent observations aggregated by cognitive models and assumptions that link behaviour and neural activation. In this paper, we present the results of the simultaneous neuroelectric recording of 26 couples of subjects engaged in cooperative games (EEG hyperscanning). The simultaneous recordings of couples of interacting subjects allows to observe and model directly the neural signature of human interactions in order to understand the cerebral processes generating and generated by social cooperation or competition. We used a paradigm called Prisoner’s dilemma derived from the game theory. Functional connectivity links estimated by using Partial Directed Coherence reveal a common pattern of connectivity between frontal cortical regions when the subjects are coordinated in a common cooperative behaviour. A lack of functional connectivity were instead observed between the two subjects when a simultaneous defect was performed.

http://www.neuromath.eu/participants/members/fabio-babiloni

fabio.babiloni@uniroma1.it

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Vendredi 29 Janvier 2010

ATTENTION à l’HORAIRE

(14h-15h)

(Salle de Conférences du Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Dr Sébastien TASSY

- Service de Psychiatrie Adulte, Pr Azorin, CHU Sainte Marguerite, Marseille
- Institut de Neurosciences Cognitives de la Méditerranée, UMR 6193 CNRS-Université de Provence, Marseille, France
- Espace Ethique Méditerranéen, EA 3783, CHU de Marseille, France.

Réduire les émotions en perturbant la cognition : effet d’une perturbation du cortex préfrontal latéral sur le jugement moral

Deux grands courants se sont opposés dans la philosophie, puis la psychologie, sur l’origine du jugement moral. Les uns l’ont attribué à un processus plutôt rationnel, les autres à un processus plutôt affectif. En 2001, Greene et al., grâce à l’imagerie cérébrale a montré qu’aucun des deux processus n’était exclusif. Cela lui a permis de proposer un modèle « dual » dans lequel émotion et raison s’opposent et, suivant les circonstances, l’une ou l’autre est prépondérante. Mais les résultats de travaux portant sur l’Ultimatum Game (Knoch et al., 2006) nous ont laissé imaginer une autre possibilité pour expliquer le jugement moral, celle d’une coopération dynamique entre raison et émotion que l’on pourrait appeler « l’émo- rationalité ». Nous avons validé cette hypothèse en montrant qu’une perturbation du cortex dorso-latéral préfrontal, aire généralement associée aux processus cognitifs les plus complexes, par stimulation magnétique transcrânienne, réduisait le biais émotionnel du jugement dans les dilemmes moraux. De plus, si les auteurs ne font généralement la différence entre le jugement « Est-il acceptable de sacrifier X pour.. » et le choix « Sacrifieriez- vous X pour.. », nous avons de très forts arguments pour penser que les deux processus peuvent être bien distingués et reposeraient sur des mécanismes neuraux partiellement distincts. Cela nous conduit à proposer un modèle non plus dual (binaire), mais « ternaire » des processus permettant la résolution des dilemmes moraux et plus généralement des dilemmes économiques et sociaux.

Sebastien.TASSY@ap-hm.fr

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Vendredi 5 Février 2010

(11h-12h)

(Salle de Conférences du Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Jules Davidoff

(Psychology, Centre for Cognition, Computation and Culture, University of London)

Attention and perception across cultures

The “New Look” of the 1940s proposed that knowledge alters perception. The idea lost favour with effects being attributed to attentional or response biases rather than altered perception. However, evidence from cross-cultural studies will be presented to revive the idea. Data show that cultural differences in categorization affect visual search and that attentional variation across cultures is much greater than might be supposed leading to both more accurate and more inaccurate size judgements than in our own culture.

http://www.gold.ac.uk/psychology/staff/davidoff/

pss01jd@gold.ac.uk

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Vendredi 26 Février 2010

(11h-12h)

(Salle de Conférences du Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Vittorio Girotto

(Laboratoire de Psychologie Cognitive, UMR6146, Marseille)

Formes élémentaires de raisonnement probabiliste

Comment peut-on raisonner sur des évènements incertains si on ne maitrise pas les règles du calcul des probabilités ? Il est bien connu que les personnes non expertes produisent souvent des erreurs systématiques dans leurs jugements probabilistes. Toutefois, ces personnes savent évaluer correctement la probabilité d’un événement en raisonnant de manière extensionnelle, c’est-à-dire en considérant et comparant des ensembles de possibilités (Johnson-Laird et al., 1999). Les résultats de nos recherches ont démontré que cette capacité de raisonnement extensionnel est présente aussi chez le très jeune enfant (Girotto &Gonzalez, 2008 ; Teglas et al., 2007). Ces résultats remettent en cause plusieurs visions négatives du raisonnement probabiliste, en particulier la thèse évolutionniste selon laquelle l’esprit humain possède un module pour prédire des fréquences mais qu’il est incapable de traiter la probabilité d’un événement singulier.

girotto.vittorio@gmail.com

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Vendredi 5 Mars 2010

(11h-12h)

(Salle de Conférences du Pôle 3

Centre St Charles, Marseille)

Michael Siegal
(University of Sheffield, UK)

Is language the key to reasoning ? Evidence from deafness, bilingualism, and aphasia

Unique insight into the effects of access to language on reasoning comes from research involving deaf children, children with access to more than one language, and adults with aphasia. The findings are relevant to one of the most central issues in cognitive science : the relation between language and cognition as shown by investigations of reasoning in domains such as theory of mind, number, and spatial relations. Recent studies in these domains illustrate the extent to which reasoning is dependent on aspects of language such as grammar and conversational pragmatics.

(http://www.sheffield.ac.uk/psychology/staff/academic/michael-siegal.html)

M.Siegal@sheffield.ac.uk

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Vendredi 12 Mars 2010

(11h-12h)

(Salle de Conférences du Pôle 3

Centre St Charles, Marseille)

Adrien Meguerditchian

(.Centre de Recherche en Psychologie de la Connaissance, du Langage et de l’Emotion, Université de Provence, Aix-en-Provence.
.Station de Primatologie, CNRS, Rousset-sur-Arc.)

Aux origines du langage : Cerveau et communication chez les primates non humains

Le contrôle de la plupart des fonctions du langage présente une dominance de l’hémisphère gauche dans lequel l’aire de Broca de la partie inférieure du lobe frontal joue un rôle majeur dans la production de mots. Au regard de la proximité phylogénétique unique entre les primates humains et non humains, étudier les systèmes de communication de nos plus proches cousins et leur substrat cérébral peut fournir des éléments de discussion essentiels concernant les précurseurs directs de la parole chez nos ancêtres. Une théorie récente stipule que le langage trouverait ses premières racines phylogénétiques dans la communication gestuelle plutôt que dans les vocalisations. Elle s’appuie, notamment, sur (1) les liens entre l’organisation du langage et la communication gestuelle dans l’espèce humaine (i.e., gestes accompagnant la parole, langage des signes, gestes qui précèdent le développement de la parole chez le jeune enfant), et (2) la mise en évidence de continuités entre le système de communication gestuelle des primates non humains et certains traits du langage humain, comme l’intentionnalité, la flexibilité d’apprentissage et d’usage, les propriétés référentielles et la spécialisation hémisphérique à gauche. Les derniers travaux sur les comportements communicatifs gestuels et vocaux des primates et leurs asymétries seront présentés, incluant les données récentes en imagerie cérébrale sur leurs corrélats neuroanatomiques et neurofonctionnels. Ces données pourraient révéler une origine gestuelle de la parole et soutiennent l’hypothèse de l’existence d’un système gestuel ancestral, contrôlé par l’hémisphère gauche, chez le chimpanzé et probablement le babouin. Ce système communicatif aurait progressivement intégré le contrôle de vocalisations intentionnelles lors de l’évolution pour conduire à l’organisation du langage articulé chez l’homme. Nous verrons ainsi en quoi ce système communicatif gestuel chez les primates non humains constitue un précurseur idéal du substrat cérébral du langage humain et de sa spécialisation dans l’hémisphère gauche.

adrien.meguerditchian@univ-provence.fr
http://sites.univ-provence.fr/wpsycle/membres/postdoctorants/meguerdichian.html

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Vendredi 19 Mars 2010

11h-12h

(Salle de Conférences du Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Dan Sperber

(Institut Nicod, Paris & International Cognition and Culture Institute)

La Vigilance Epistémique

Je présente des arguments évolutionnaires, des considérations linguistiques et pragmatiques, et des données expérimentales sur le développement de la confiance et de la méfiance pour avancer l’idée qu’il existe chez les humains un ensemble de dispositions et de mécanismes mentaux et sociaux qui exercent une fonction de vigilance épistémique dans la communication, la persuasion, et la transmission culturelle.

dan.sperber@gmail.com

(http://www.dan.sperber.fr/)

(http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid28486/dan-sperber-1er-laureat-du-prix-claude-levi-strauss.html)

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Vendredi 2 Avril 2010

(11h-12h)

(Salle de Conférences du Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Jean-Yves Baudouin

(Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation (UMR-6265 CNRS, UMR-1324 INRA, Agrosup Dijon), Université de Bourgogne)

Expertise en visages ; confrontation des approches neuropsychologique et développementale

Le visage permet d’extraire un grand nombre d’informations sur la personne, notamment sur son identité et son état émotionnel grâce à l’expression faciale. Cette capacité nécessite cependant une dizaine d’année de pratique chez l’enfant pour atteindre le niveau expert de l’adulte. Son altération est aussi associée à plusieurs pathologies comme, notamment, la schizophrénie. Nous présenterons une série d’études où différentes populations ont été étudiées, soit qu’elles soient en cours de développement (le bébé et l’enfant), soit qu’elles présentent des altérations du traitement de l’information faciale (la schizophrénie, le syndrome de Williams, suite à des lésions cérébrales localisées), en utilisant des protocoles similaires. Nous verrons comment la confrontation de ces populations permet de mieux comprendre les difficultés de chacune et d’avancer dans nos connaissances sur le fonctionnement des mécanismes de traitement de l’information faciale.

Jean-Yves.Baudouin@u-bourgogne.fr

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Vendredi 30 Avril 2010

(11h-12h)

(Amphi de Chimie, Centre St Charles, Marseille)

Florian Waszak

(Lab. de Psychologie de la Perception, UMR8158, Institut Neurosciences de la Cognition, Univ. Paris Descartes)

Functional and Neurophysiological Underpinnings of Reactive and Voluntary Actions

Humans interact with the environment in two ways : They either carry out actions to produce effects in the environment meant to
meet their internal goals ; or they carry out actions to accommodate to environmental demands. The first type of action may be referred to as intention-based ; the latter kind as stimulus-based. I will present a series of experiments suggesting that stimulus- and intention-based actions are controlled by different neural structures. Our experiments also suggest that the two "routes to action" work in a different fashion : In the stimulus-based mode, subjects hand over control to the stimuli, in that the system merely acts
reflexively upon presentation of a stimulus in a pre-specified way. In contrast, in the intention-based mode, actions are guided by the ideomotor principle. According to the ideomotor theory, voluntary action control is based on learned associations between movements and their perceivable consequences. An intention-based action, so the ideomotor theory, can be triggered by
anticipating these consequences.

(http://lpp.psycho.univ-paris5.fr/person.php?name=FlorianW)

f.waszak@gmx.net

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Attention Date

Mardi 11 Mai

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Antje Nuthmann

(University of Edinburgh, Psychology Department, Visual
Cognition Research Unit)

On the ‘Where’ and ‘When’ of Attentional Selection in Scene Viewing
.

Two important aspects of eye-movement control during scene viewing are where
fixations tend to be directed (fixation position), and how long they typically
remain there (fixation duration).

The first part of my talk concerns the “Where” decision. According to theories
of visual attention in scenes the visuospatial representation over which
attention is directed is thought to be either image-based (visual saliency
hypothesis) or object-based (cognitive relevance hypothesis). I will report
results from a study where we tested between these two alternatives by
analyzing the distribution of fixation locations within real objects and
saliency proto-objects. The results suggest that saccade targeting and, by
inference, attentional selection in scenes is object-based. Saliency does not
drive attention directly but through its correlation with objects.

The second part of my talk concerns the “When” decision, that is the mechanisms
that control fixation durations during scene viewing. I will propose a timer
(C)ontrolled (R)andom-walk with (I)nhibition for (S)accade (P)lanning model.
CRISP is a theoretical approach and a computational model that, based on
minimal assumptions, accounts for variations in fixation durations during scene
viewing. I will report results from two simulation studies testing the model’s
adequacy and generality. An initial simulation study explored the role of
cognitive factors in scene viewing by examining how fixation durations differ
under different viewing task instructions. Additional simulations investigated
the degree to which fixation durations are under direct moment-to-moment
control of the current visual scene.

(University of Edinburgh ; http://nuthmann.de/antje/Site/Welcome.html)

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Vendredi 21 Mai

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Julien Lagarde

(Laboratory Efficience Déficience Motrices, EA 2991, Av Pic Saint Loup,

34090 Montpellier, France)

Des coordinations interpersonnelles paradoxales en sports ?

La coordination des systèmes biologiques immergés dans des situations « naturelles » offre des caractéristiques inédites, parfois difficiles à obtenir dans le laboratoire. D’autre part, les recherches menées sur la dynamique de la coordination permettent d’appréhender des systèmes immensément complexes (le cerveau humain et le comportement), mais ceci au moyen d’une réduction qui aboutit à des descripteurs comportementaux eux même relativement simples. La dynamique d’un effecteur est réduite à celle d’un cycle limite, alors que des muscles, des neurones spinaux, des aires corticales et sous corticales etc. sont engagées et définissent un espace de très grande dimension (infini si on considère le rôle de couplages avec délai temporel). Le cycle limite (2 dimensions : vitesse et position) est donc inscrit au départ dans un espace vaste. De plus on opère une réduction à la phase de cet oscillateur, éliminant l’amplitude, et la coordination peut alors être décrite et étudiée à travers la différence de phase entre effecteurs. Une seule dimension ! C’est bien là que réside la puissance de cette approche, qui a aboutit à des prédictions totalement novatrices qui ont été confirmées expérimentalement (Kelso 1995).
Nous avons étudiés les déplacements des têtes de boxeurs lors d’un assaut, partant des prémices que dans cette situation d’opposition deux tendances antagonistes coexistent : le rapprochement vers l’opposant et son évitement. Nous avons choisi ce système motivés par l’intuition suivante : les relations macroscopiques entre les boxeurs vont manifester une grande complexité mais les propriétés des coordinations entre perception et action incitent à prédire la présence de régularités, de structures, dans ce système.

Les données collectées indiquent que les déplacements individuels s’apparentent à un mouvement brownien mais que la distance relative entre les têtes des boxeurs est maintenue autour d’une moyenne (Fig. 3 A et B). Une variable relationnelle similaire a été relevée par des éthologues dans les interactions entre loups durant des combats « rituels » (Moran Fentress Golani 1981 Anim Behav 29 : 1146). Cette distance est essentielle du point de vue de la tâche, la percevoir doit constituer un des fondamentaux de l’expertise du boxeur. Les changements entre phases d’expansion et de contraction de la distance relative, qui semble constituer une variable fondamentale pour l’interaction, peuvent être le résultat de transitions entre de multiples configurations, dépendant de la direction et de la vitesse des boxeurs. Par exemple une configuration correspond à un déplacement des deux boxeurs dans la même direction mais celui qui avance en premier est le plus rapide, ce qui correspond à un accroissement de la distance.
Afin d’analyser les probabilités associées à chaque configuration, ainsi que les probabilités de transition entre celles-ci, nous avons codés symboliquement les configurations, prenant en compte la direction des deux boxeurs (opposée vs identique), la direction d’un des deux boxeurs (vers l’autre vs opposée) et la vitesse relative (A plus rapide que B vs A plus lent que B).

Les résultats mettent en évidence les tendances dominantes des modes d’interactions entre déplacements des boxeurs. Il faut noter en particulier que les configurations peuvent être réduites à deux patrons, moyennant un choix approprié du codage symbolique : en phase et anti- phase. On constate encore une fois la force des contraintes imposées par la symétrie, malgré les différences manifestes entre les boxeurs. On constate aussi que ce système est fortement dégénéré : plusieurs configurations aboutissent à la même relation entre opposants. Le phénomène qui se manifeste ici est très général bien que mal compris et sous estimé dans l’étude de la perception et du mouvement animal ou humain, et ce cas particulier pourrait être qualifié d’équivalence sociale fonctionnelle (Lagarde et al 2006).

http://julienlagarde.free.fr/

<julien.lagarde@univ-montp1.fr>

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Vendredi 28 Mai 2010

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Ton Dijkstra

(Donders Institute and Centre for Language Studies Nijmegen, NL)

How do bilinguals represent and process cognates ?

Cognates are translation equivalents that have similar or identical forms in different languages, such as TOMAAT/TOMATE or PLAFOND/PLAFOND in Dutch and French.

Tools from Artificial Intelligence can be used to select large numbers of cognates from different language combinations, which may facilitate the choice of stimulus materials by linguists and psycholinguists. More specifically, a Levenshtein distance metric was applied to orthographic representations in a professional translation database, containing 70,000 words for each of six European languages.

Relative to language-specific control words, cognates often lead to facilitation effects in recognition. The cognate facilitation effect has been explained by four theoretical views, proposing joint morphemic representations, linked word form associations, and localist or distributed connectionist representations. These proposals are tested in three different tasks involving L1 and/or L2 items : lexical decision, language decision, and progressive demasking. The size of the cognate facilitation effect is shown to depend systematically on both the degree of cross-linguistic orthographic similarity and on the task at hand.

The preferred proposal on cognate representation (localist-connectionist in nature) is used to develop an orthographic-semantic computational model for multilingual word recognition, similar to but different from the Bilingual Interactive Activation + model (Dijkstra & Van Heuven, 2002). —

T.Dijkstra@psych.ru.nl

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Vendredi 4 Juin 2010

(11h-12h)

(Salle de Conférences, Pôle 3C,

Centre St Charles, Marseille)

Muriel Boucart
(Lab Neuroscience Fonctionnelle et Pathologies, Université Lille Nord de France, CNRS)

La perception des objets et des scènes dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

Age Related Macular Degeneration (AMD) is the leading cause of visual impairment among the elderly in industrialized countries affecting about 20% of people above the age of 75. AMD affects the region with the highest density of photoreceptors : the macula, about 6 mm in diameter, covering the central 15-20° of visual angle. It is associated with severe central vision loss at late stages of the disease. The evolution of the pathology is characterized by the formation of a central scotoma, a region of diminished vision within the visual field. The scotoma may cause centrally presented images to appear darker, blurred, or even contain black or grey holes. For instance, parts of words, faces or pictures falling in central vision appear distorted or even disappear. As the macula is responsible for high spatial resolution the patients’ ability to obtain information about the environment is reduced. These people report increased difficulty for everyday tasks like reading, driving, cooking, watching TV, People with AMD often retain a significant degree of vision in the peripheral area surrounding the macula. At late stages, once the spatial resolution of the fovea cannot be used, and fixation is controlled, a preferred retinal location (PRL) is developed.
The loss of central vision induces impairments in reading capacity, which constitutes the main complaint of people with AMD. Due to the loss of central vision, which is the area of highest spatial resolution in the visual field, people with AMD also encounter more difficulties than do age matched normally sighted individuals when shopping (i.e., finding objects on shelves), managing money, preparing meals, performing light housework, recognizing facial expressions and pictures, especially when the illumination level is low and during the transition from bright to dim illumination . This indicates impairments in object and scene recognition. However, in contrast to reading and face recognition very few investigations have been devoted to the deleterious impact of central vision loss on object and scene perception. We report a series of experiments investigating object and scene perception in people with AMD and the capabilities of peripheral vision in objects and scene recognition in normally sighted people and in people with central vision loss.

(séminaire en français)

(http://lnfp.dr18.cnrs.fr/content/view/53/74/lang,fr/)

m-boucart@chru-lille.fr

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Vendredi 11 Juin 2010

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Francesca Peressotti

(Università degli Studi di Padova, Facoltà di Psicologia, Italie)

The locus of the distractor frequency effect in picture naming : New data and some theoretical implications

The aim of the study I will present is to locate the source of the distractor frequency effect in picture naming (Miozzo & Caramazza, 2003) with respect to the locus of the semantic interference effect (Dell’Acqua, Job, Peressotti, & Pascali, 2007) and that of the phonological facilitation effect (Ferreira & Pashler, 2002).

To this end, the Psychological Refractory Period paradigm has been used. In one experiment, task 1 involved tone discrimination and task 2 was picture naming in a picture-word interference (PWI) paradigm (high vs. low frequency distractors). In a further experiment, task 1was picture naming within PWI paradigm and task 2 was tone discrimination. Taken together, the results of the two experiments suggest a central locus for the frequency of the distractor effect.

Some further empirical evidenceexperiments will be presented aimed at clarifying the processes of picture naming that are affected by phonological overlap and semantic relationship with the distractor word, with respect to processes that are affected by the frequency of the distractor.

francesca.peressotti@unipd.it
http://colab.psy.unipd.it/people detail.php ?ID=125

(http://www.psicologia.unipd.it/home/personale.php?idalberomaterie=49&idpers=63&idalbero=51&lingua=1)

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Attention....Attention....

Mardi 15 Juin 2010

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Vincenzo Crupi

(Department of Philosophy, University of Turin)

Subtleties of information search : the pseudodiagnosticity case

In the psychology of reasoning and judgment, the "pseudodiagnosticity" task has been a major tool for the empirical investigation of people¹s ability to search for diagnostic information.

I will present a novel normative analysis of this experimental paradigm, by which theparticipants¹ prevailing responses turn out not to support the generally accepted existence of a reasoning bias. The conclusions do not rest on pragmatic concerns suggesting alleged divergences between the experimenter¹s andparticipants¹ reading of the task. They only rely, instead, on the demonstration that observed behavior largely conform to optimal utility maximizing information search strategies for standard variants of the
pseudodiagnosticity paradigm which have been investigated so far. It will then be argued that the results obtained, contrary to what has recurrently been claimed, have failed to discriminate between normative and non-normative accounts of behavior. More general implications of the analysis presented for past and future research on human information search behavior and diagnostic reasoning will
also be discussed.

vincenzo.crupi@unitn.it

http://philpapers.org/autosense.pl?searchStr=Vincenzo%20Crupi

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Vendredi 18 Juin 2010

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Wim De Neys

(Laboratoire CLLE, CNRS, Université de Toulouse)

When We Feel We’re Biased : Implicit Conflict Detection During Thinking

Human thinking is often biased by erroneous intuitions and stereotypical beliefs. We all know how negative stereotypes about minority groups can distort an employer’s hiring policy, for example. However, the exact nature of this bias is poorly understood. A key question for any theory of reasoning, decision-making, and social cognition is whether or not people detect that their intuitive inferences conflict with more normative considerations. In my talk I’ll present an overview of recentstudies that indicate that reasoners are actually pretty good at detecting the presence of such conflicts. Findings suggest that although people have little conscious conflict awareness, they do seem to have an implicit “gut feeling” informing them that their stereotypical responses are not fully warranted. Additional developmental data indicates that preadolescents lack such implicit conflict feelings. I’ll discuss some intriguing implications for the debate on human rationality.

E-mail : Wim.Deneys@univ-tlse2.fr

http://clle-ltc.univ-tlse2.fr/21212521/0/fiche___pagelibre/&RH=1200473324119&RF=1254822402973

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Vendredi 25 Juin 2010

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Catherine Thevenot
(Maitre d’enseignement et de recherche, Université de Genève)

Le paradigme de reconnaissance des opérandes comme méthode d’investigation des stratégies en arithmétique.

Afin d’étudier les stratégies que les individus utilisent pour résoudre des problèmes arithmétiques, il leur est souvent demandé de dire comment ils s’y sont pris. Pourtant, les limites de l’introspection comme méthode fiable pour l’étude des processus mentaux ont depuis bien longtemps été interrogées.

Dans la première partie de ma présentation, je reviendrai sur ces limites et insisterai sur l’inconsistance des résultats des études utilisant les reports verbaux dans le domaine de la cognition numérique.

Dans une deuxième partie, je présenterai le paradigme de reconnaissance des opérandes que nous avons conçu et qui permet d’éviter le recours à l’introspection et qui, de plus, n’attire pas l’attention des participants sur le but de l’étude. Nous verrons que notre méthode d’investigation permet d’obtenir des informations précieuses concernant les stratégies des participants, informations qui ne sont pas révélées par la méthode classique des protocoles verbaux.

(http://www.unige.ch/fapse/people/psycho/thevenot.html)

Catherine.Thevenot@unige.ch

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Attention Jour et Date

Mardi 29 Juin 2010

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Robin Walker
(Department of Psychology, Royal Holloway, University of London. UK)

Eye movement trajectories are sensitive to response inhibition.

In this talk I will review some of our studies examining the influence of distractors on saccade trajectories. The modulation of saccade trajectories, by a competing distractor, provides a sensitive measure of the underlying competitive processes involved in the process of target selection. The observed behavioural effects are consistent with competitive interactions observed in structures such as the frontal eye fields and the superior colliculus, that form part of a neural circuit involved in response selection. I will also report findings from studies using social cues such as eye gaze and symbolic arrow cues and also with dynamic (video clips) of social cues. The findings reveal that both biologically relevant and symbolic cues can influence the process of target selection, but that the nature of these attention shifts appears to be different to that induced by a sudden peripheral onsets.

http://www.pc.rhul.ac.uk/web/about_us/personal_profile.asp?id=32
robin.walker@rhul.ac.uk

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Vendredi 9 Juillet 2010

(11h-12h)

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Catherine Thevenot
(Maitre d’enseignement et de recherche, Université de Genève)

Le paradigme de reconnaissance des opérandes comme méthode d’investigation des stratégies en arithmétique.

Afin d’étudier les stratégies que les individus utilisent pour résoudre des problèmes arithmétiques, il leur est souvent demandé de dire comment ils s’y sont pris. Pourtant, les limites de l’introspection comme méthode fiable pour l’étude des processus mentaux ont depuis bien longtemps été interrogées.

Dans la première partie de ma présentation, je reviendrai sur ces limites et insisterai sur l’inconsistance des résultats des études utilisant les reports verbaux dans le domaine de la cognition numérique.

Dans une deuxième partie, je présenterai le paradigme de reconnaissance des opérandes que nous avons conçu et qui permet d’éviter le recours à l’introspection et qui, de plus, n’attire pas l’attention des participants sur le but de l’étude. Nous verrons que notre méthode d’investigation permet d’obtenir des informations précieuses concernant les stratégies des participants, informations qui ne sont pas révélées par la méthode classique des protocoles verbaux.

(http://www.unige.ch/fapse/people/psycho/thevenot.html)

Catherine.Thevenot@unige.ch

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Année Universitaire 2008-2009
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Vendredi 23 Janvier 2009

11-12h

(Salle des Voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Jean-François Bonnefon

(Cognition, Langues, Langage, Ergonomie (CLLE), Toulouse ; IRIT, Toulouse)

Effets de politesse dans l’interprétation des quantités et des probabilités

Résumé :

Dans la vie quotidienne, les quantités et les probabilités sont souvent exprimées de façon verbale et vague. Ainsi, on dira plus facilement "il y a quelques personnes qui ne sont pas au labo aujourd’hui" plutôt que "il y a 9 personnes qui ne sont pas au labo aujourd’hui". De façon plus évidente encore, on dira plus facilement "il est possible que je tente de répliquer cette expérience" plutôt que "il y a une probabilité de .30 pour que je tente de répliquer cette expérience."
Les termes qui permettent d’exprimer les quantités et les probabilités possèdent une propriété dite de "scalarité". Ils peuvent être ordonnés sur une échelle d’informativité, par exemple ou . Ces échelles ont ceci de particulier que l’assertion d’un terme implique conversationnellement la négation des termes plus forts. Ainsi, dire "il est possible que je vienne" implique habituellement que l’on est pas certain de venir.
Oui, mais... pas si la politesse s’en mêle. Nous verrons comment les termes de probabilité et de quantité peuvent être détournés de leur usage initial, et employés dans le cadre de stratégies de politesse. Nous verrons comment un tel détournement les prive de leur propriété de scalarité ; et nous examinerons les implications théoriques et pratiques de ce phénomène.

http://clle.univ-tlse2.fr/11131211/0/fiche___pagelibre/&RH=chercheurs_clle&RF=1183111104064

Bonnefon@univ-tlse2.fr

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ATTENTION AU JOUR

Jeudi 12 Février

11h-12h

(Salle des conférences, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Valerie Thompson

(Visiting Professor School of Psychology University of Plymouth)

Choosing between Instinct and Reason :
The Role of Metacognition in Initiating Analytic Thinking

Often when making decisions, one or more of the potential choices is
suggested by automatic, fast acting heuristic processes. Advertisers, for
example, rely on a sense of familiarity to increase the appeal of their
products. These initial, intuitive judgments can, in theory, be overturned
by recourse to more reasoned analysis. However, as the extensive heuristics
and biasses literature demonstrates, reasoners often give responses that are
consistent with the initial intuition, even though this leads them to
neglect relevant principles of probability and logic. In this talk, I will
present data to support the hypothesis that the compellingness of these
intuitions can be attributed to a second-order metacognitive judgment, which
I will call the Feeling of Rightness. In other words, the initial intuition
has two distinct aspects : the content of the choice delivered to working
memory and a judgment about how right that decision feels. It is this latter
judgment that determines the probability that more deliberate, analytic
processes are engaged.

V.Thompson@plymouth.ac.uk

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Vendredi 13 Février

11h-12h

(Salle des conférences, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Jamie Campbell

(University of Saskatchewan, Saskatoon, Canada)

Doing a Number on Your Brain : Can Context Reconfigure Cognitive
Architecture ?

Cohen and Dehaene (1995) examined number processing in two alexic patients,
G.O.D. and S.M.A. Both patients presented a subtle number naming deficit in
which their ability to name a pair of single digits was largely intact in
the context of making a quantity comparison (choose the larger) but severely
impaired in the context of simple addition (stating their sum). Cohen and
Dehaene suggested that naming of Arabic digits can utilize semantic or
asemantic pathways but that number-fact retrieval (2 + 3 = ?) can inhibit
the semantic route for digit naming. This leads to predictions about effects
of number processing context on speed to name numbers. A series of
experiments with neurologically intact participants provides support for the
hypothesis that number processing context does reconfigure the cognitive
architecture for naming numbers.

Jamie.Campbell@USask.Ca

http://homepage.usask.ca/~jic956/work/index.html

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Vendredi 20 Mars 2009

11h-12h

(Salle des voûtes, Pôle 3C

Centre St Charles, Marseille)

Françoise Bonthoux

(Laboratoire de Psychologie et Neurocognition (CNRS UMR 5105), Grenoble)

"Indices perceptifs et contextuels dans l’accès aux concepts d’objets chez l’enfant".

Les travaux présentés visent à montrer que les relations de similarité perceptive et de similarité contextuelle/fonctionnelle contribuent à la formation des concepts mais sont diversement impliquées selon les types d’objets. Partant d’observations chez les adultes, sains et cérébro-lésés, la première distinction concerne le domaine d’appartenance des objets. Nos résultats chez les enfants de 3 à 5 ans appuient l’implication plus importante des indices perceptifs visuels dans l’accès aux concepts d’objets naturels et des indices contextuels/ fonctionnels dans l’accès aux concepts d’objets fabriqués. Les expériences suivantes, plus originales, appuient clairement les théories de la cognition incarnée, ce type de résultat chez l’enfant étant encore très rare. Nous montrons d’une part que la vitesse d’accès aux deux types d’indices dépend, chez l’enfant comme chez l’adulte, du caractère manipulable des objets plutôt que du domaine. D’autre part, nous mettons en évidence dès l’âge de 7 ans, a) des effets d’amorçage par l’action et par le contexte qui diffèrent selon le niveau de généralité des concepts et b) un coût de transfert inter-modalités (visuelle-motrice) en vérification de propriétés. L’ensemble de ces résultats conforte l’idée selon laquelle traiter un concept consiste à ré-activer les expériences sensori-motrices ayant présidé à sa formation.

Francoise.bonthoux@upmf-grenoble.fr

http://web.upmf-grenoble.fr/LPNC/

Banque d’images avec normes chez l’enfant de 3 à 8 ans

http://web.upmf-grenoble.fr/Banque_images/

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Vendredi 20 Mars
14h-15h
(Amphi de Sciences Naturelles
St Charles, Marseille)

Andrew ELLIOT
(Psychology, University of Rochester, USA)

"The color of achievement and sexual motivation"

http://www.psych.rochester.edu/faculty/elliot/
andrew.elliot@rochester.edu

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Mercredi 1 Avril 2009

11h-12h
(Salle Noizet, 6° étage Centre Schuman, Aix-en-Provence)

Philippe G. Schyns (Dept of Psychology, University of Glasgow, UK)

"Mechanisms of categorization inferred from cortical activity"

To study face categorization mechanisms in an information system such as the brain, three generic questions must be addressed to relate brain activity to the states of an automaton (i.e. to derive an algorithm). The first question is that of form : What is the nature of the brain activity supporting face processing (i.e. the states of the brain correlated with face processing ?). The second question is that of content : What is the information content processed in these brain states ? The third question is that of transition : How does information flow from one brain state to the next between stimulus onset and behavioural response ? I will present new methods and results that illustrate how information states can be estimated and interpreted directly from brain activity.

p.schyns@psy.gla.ac.uk

http://www.psy.gla.ac.uk/staff/index.php?id=PGS01

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Vendredi 17 Avril 2009

11-12h

(Salle des voûtes, Pôle 3C - Centre St Charles, Marseille)

Pierre Roubertoux

(INSERM UMR910, Génétique Médicale et Génomique Fonctionnelle,Université de la Méditerranée, Aix-Marseille 2)

"Génétique des comportements versus épigénitique comportementale".

Après avoir séquencé les génomes, on a cru qu’il serait possible d’ajuster une liste de maladies, de caractéristiques morphologiques ou de traits comportementaux à la carte du génome. En fait, le post-génome montré que des liens entre les gènes et les phénotypes – dont les phénotypes comportementaux – existent mais que ces liens sont moins simples qu’on ne le pense. Il n’existe pas de relation linéaire entre le génotype et le fonctionnement du cerveau et entre le fonctionnement du cerveau et les comportements : les niveaux d’organisation génomique et comportementale ne sont pas isomorphes. Cette absence d’isomorphisme résulte de ce qu’un gène exerce de multiple fonctions biologiques. Les processus d’intégration nécessaires au développement et au fonctionnement de l’organisme, se déroulent inévitablement dans des situations de causalités dégradées. La pléiotropie et l’épistasie, les interactions entre gènes et les environnements, l’épissage alternatif et l’intégration neuronique sont des mécanismes cruciaux qui contribuent aux nombreux aspects des relations entre gènes–cerveau et gènes-comportements. Les découvertes de la post-génomique obligent à reconsidérer les chaînes d’imputation causales entre gènes et comportements mais aussi à réviser les classifications phénoménologiques des comportements - classifications psychiatriques incluses – la démarche eugénique « positive » ou « négative », et le rôle évolutif de la sélection naturelle.

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Attention ! cf au bas de l’annonce.

Vendredi 12 Juin 2009

11h-12h

(Salle des Voûtes, Pôle3C

Centre St Charles, Marseille)

Guy Tiberghien
(Institut des sciences cognitives, Lyon. Institut universitaire de France)

Peut-on voir le cerveau penser ?
Les limites théoriques et méthodologiques de la neuro-imagerie cognitive

Nous voudrions montrer que les techniques de neuro-imagerie ne permettent pas de "voir" le cerveau "penser". La neuro-imagerie cognitive permet peut-être, à certaines conditions particulièrement strictes, de "voir" comment nos modèles de l’esprit "fonctionnent" dans le cerveau. En effet, l’observation d’une corrélation entre un comportement observable et un état cérébral défini ne permet pas d’affirmer, ipso facto, que cet état cérébral est la cause de ce comportement. Une telle inférence n’est valide qu’à certaines conditions plutôt rarement vérifiées. Affirmer qu’un locus cérébral est la cause d’un processus mental hypothétique est, bien sûr, encore beaucoup plus risqué.
La neuro-imagerie cognitive est, aujourd’hui, dominée par une conception modulariste visant davantage à localiser des entités cognitives dans le cerveau qu’à élucider l’architecture des structures cérébrales impliquées dans des processus cognitifs susceptibles d’intervenir dans de multiples fonctions. À cette neuro-imagerie modulariste et localisationniste, il faudrait préférer une neuro-imagerie bien plus intégrative et fondée sur des méthodes d’analyse multidimensionnelle et d’analyse causale. Il convient enfin d’accueillir avec un scepticisme éclairé les douteuses extrapolations de la nouvelle techno-phrénologie, qu’il s’agisse de la neuro-économie et du neuromarketing, de la neurophilosophie, de la neuro-éthique ou, enfin, de la neurothéologie.

Références bibliographiques

Friston, K. J. (2005). Models of brain function in neuroimaging. Annual Review of Psychology, 56, 57-87.

Guillaume, F., & Tiberghien, G. (2005). Electrophysiological study of contextual variations in a short-term face recognitition memory. Cognitive Brain Research, 22, 471-487.

Guillaume, F., & Tiberghien, G. (2002). Conscious memory retrieval and decision processes reveal by the P300 theta oscillation during face recognition. Brain and Cognition, 53(2), 110-116.

Tiberghien, G., Baudouin, J.-Y., Guillaume, F., & Montoute, T. (2003). Should the temporal cortex be chopped in two ? Cortex, 39(1), 121-126.

Tiberghien, G., Guillaume, F., & Baudouin, J.-Y. (2007). La neuro-imagerie cognitive : Nouvel indicateur, nouvelle science ... ou nouvelle phrénologie ? In J. Vauclair & S. Nicolas (Eds.), Localisation cérébrale des fonctions mentales : De la cranioscopie de Gall à l’IRMf. Marseille : Solal.

Uttal, W. R. (2001). The new phrenology : The limits of localizing cognitive processes in the brain. Cambridge, MA : The MIT Press.

tiberghien@isc.cnrs.fr

http://www.isc.cnrs.fr/tib/tibtiberghien.htm

Attention !!!!!

"Je suis solidaire des enseignants, des chercheurs et des étudiants en lutte contre la politique universitaire et de la recherche scientifique du gouvernement actuel (le laboratoire L2C2 à l’ISC s’est d’ailleurs déclaré "laboratoire en lutte"). Par conséquent, si l’université de Marseille-Saint Charles était bloquée dans le cadre de cette action (ou fermée administrativement en réponse à cette action), je n’assurerai pas ce séminaire qui pourrait alors être renvoyé à des jours meilleurs."

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Thèses

Monsieur David GIMMIG soutiendra une thèse en "Psychologie" - école doctorale
356 "Cognition, Langage, Education" -

le Vendredi 26 juin 2009
à 14H30, salle des Voûtes, Pôle 3C(Site St-Charles)
sous la direction de Messieurs Jean-Paul CAVERNI et Pascal HUGUET.

Jury :
Monsieur Pierre BARROUILLET
Monsieur François RIGALLEAU
Monsieur Jean-Marc MONTEIL
Monsieur Pascal HUGUET
Monsieur Jean-Paul CAVERNI

Titre de la thèse :
Pression évaluative, mémoire de travail et contre-performance cognitive :
arguments pour une alternative à l’hypothèse de la distraction.

Résumé :
La pression évaluative souvent associée à la mesure des performances cognitives s’avère délétère pour les individus à forte capacité en mémoire de travail (forts empans). Pour Beilock et Carr (2005), les premiers à faire état de ce paradoxe (en référence à des tâches d’arithmétique), cet effet de "choking under pressure" tiendrait au caractère anxiogène/distracteur de la pression évaluative. Cette pression consommerait donc chez les forts empans les ressources à l’origine de la supériorité dont ils font preuve dans des situations évaluativement moins chargées. Nous testons cette hypothèse de distraction dans 3 études regroupant au total plus de 300 sujets. Dès la première étude, où le phénomène en question apparaît généralisable à un test d’intelligence fluide, le paradoxe est levé. En effet, nous montrons que seuls les forts empans rapportent, en situation de forte pression, l’état d’anxiété invoqué dans l’hypothèse de distraction.
Plus que l’empan per se, ce sont semble t-il les significations attribuées par les individus à la situation de performance qui
déterminent leur susceptibilité à la pression évaluative. C’est notre hypothèse de l’enjeu. Conformément à cette autre explication, les
résultats des deux études suivantes montrent que la difficulté perçue joue un rôle causal dans l’effet de "choking" (Etude 2) et que,
contrairement à l’hypothèse de Beilock et Carr (2005), la pression évaluative n’est pas strictement assimilable à une charge cognitive interférente (Etudes 2 et 3). En montrant à nouveau l’importance des significations dans la dynamique des activités cognitives, nos travaux contribuent plus généralement à l’étude de la cognition socialement régulée.

Mots-clés :

Pression évaluative ; Mémoire de travail ; Différence individuelles ;
Contre-performance ; Significations sociales

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Vendredi 13 Février 2009
14h30 Salle des Voûtes, Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille

Katherine J. Midgley

Le lexique bilingue : Etudes électrophysiologiques des interactions inter-langues

Jury :
Pascale Colé, Professeur, Université de Provence, Aix-en-Provence
Jonathan Grainger, Directeur de Recherche CNRS, LPC, Marseille
Sonja Kotz, Professeur, Institut Max Planck, Leipzig
Jean-Marc Lavaur, Maître de Conférences, Paul Valéry, Montpellier
Janet van Hell, Professeur, Université de Nimègue, Nimègue
Johannes Ziegler, Directeur de Recherche CNRS, LPC, Marseille

Résumé - Depuis que François Grosjean a noté que le bilingue n’égale pas deux
monolingues (1989, on a prêté une grande attention aux interactions entre les
deux langues et à l’interactivité inhérente dans le lexique bilingue. Cette
thèse tente de préciser les mécanismes cognitifs spécifiques impliqués dans la
reconnaissance des mots écrits chez les bilingues et les apprenants en langue
seconde. L’interaction entre les deux langues d’un bilingue et l’évolution de
cette interaction sont le focus primaire de cette recherche. Nous déclinerons
cette exploration en quatre chapitres ; une comparaison directe du traitement
des L1 et L2 dans diverses populations bilingues, une étude de l’accès sélectif
par langue utilisant une manipulation de voisinage orthographique inter-langue,
l’étude de cognats en L1 et L2 et l’observation de l’amorçage masqué de
répétition et par équivalent de traduction. C’est avec des mesures
électrophysiologiques qui sont très sensibles aux différentes étapes de
reconnaissance des mots et très précises quant au décours temporel que cette
recherche a été effectuée. Nos résultats indiquent que le lexique bilingue est
hautement intégré et les items L2 montrent un pattern de traitement plus lent
et moins robuste, surtout dans un contexte L1. Il est démontré que ce handicap
de traitement en L2 évolue au cours de l’apprentissage.

kj.midgley@tufts.edu

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Vendredi 10 Avril 14h30

(Salle de Conférence Paul Albert Février, MMSH, Aix-en-Provence Autoroute Sortie Ouest)

Lënda BOUNOUA

"Buts d’accomplissement et Comparaison Sociale : Une proposition d’intégration"

Sous la direction conjointe de François CURY et Pascal HUGUET

Membres du jury :

Mme Michèle CARLIER, Professeure, Université de Provence & IUF
M. François CURY, Professeur, Université de Toulon-Var & CNRS
Mme Vera HOORENS Professeure, Université de Louvain
M. Pascal HUGUET, Directeur de Recherche, CNRS & Université de Provence
M. Nicolas MICHINOV, Professeur, Université de Rennes 2

Résumé :
Cette thèse est fondée sur une articulation des travaux relatifs aux buts d’accomplissement et aux processus de comparaison sociale avec la conviction que leurs développements conceptuels sont complémentaires pour l’analyse des comportements impliquant la démonstration de la compétence. Deux études corrélationnelles et quatre études expérimentales impliquant près de 700 sujets ont été réalisées dans ce cadre. En accord avec la thèse défendue, les données recueillies révèlent que : (a) l’adoption des buts d’accomplissement, qu’il s’agisse des buts de performance ou des buts de maîtrise, n’est pas incompatible avec l’engagement dans la comparaison sociale (études 1 à 3) ; (b) la perspective d’une incompétence normative associée à l’adoption du but d’évitement de performance modère le mouvement unidirectionnel ascendant et détériore l’apprentissage en situation de coaction (études 2, 3 et 4) ; (c) cette même perspective associée à une comparaison très défavorable à soi entrave la maîtrise de l’activité dans un paradigme d’apprentissage par observation (études 5 et 6).

Mots-clés
Apprentissage, buts d’accomplissement, comparaison sociale, compétence.

lenda.bounoua@univ-provence.fr

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HDR

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(pour consulter la réservation de la salle des vôutes : http://147.94.106.200/grr/day.php)

Séminaires - Thèses - HDR

Séminaires

Vendredi 22 Juin 2007
11h-12h
(Salle des Conférences, bâtiment 9,
Centre St Charles, Marseille)

Béatrice Desgranges
(Inserm-EPHE-Université de Caen, E 0218, Caen, France)

"Imagerie cérébrale et mémoire épisodique dans le vieillissement normal et pathologique."

Résumé :
Le vieillissement normal s’accompagne d’une diminution des performances de mémoire épisodique dont la nature et la cause ne sont pas encore élucidées. L’une des hypothèses explicatives est l’hypothèse « frontale », qui repose sur l’observation de diminutions de performances aux tests exécutifs et sur des données d’imagerie cérébrale montrant des anomalies structurales et fonctionnelles prédominant dans les régions corticales antérieures. Une autre structure cérébrale, la région hippocampique, mérite une attention particulière dans ce contexte, son implication dans le fonctionnement de la mémoire épisodique étant bien établie. Nous rapportons des résultats obtenus dans une étude en cours portant sur des sujets sains âgés de 20 à 83 ans, ayant bénéficié d’un examen approfondi de la mémoire épisodique, ainsi que d’acquisitions en IRM anatomique et en TEP-18FDG. Les analyses des données cérébrales, effectuées voxel par voxel avec le logiciel SPM, soulignent le contraste entre l’altération des structures frontales et la relative préservation de la région hippocampique chez les sujets âgés, en accord avec la théorie développementale : les premières régions apparues phylogénétiquement et ontogénétiquement sont les plus résistantes et les dernières, les plus vulnérables (Kalpouzos et al., sous presse). De plus, des corrélations entre les données cognitives et les données cérébrales ont été établies afin de déterminer les bases cérébrales du déclin de la mémoire épisodique.
Dans la maladie d’Alzheimer, les altérations cérébrales morphologiques affectent en premier lieu la région hippocampique, tandis que les altérations fonctionnelles touchent d’abord le cortex cingulaire postérieur (Chételat et al., 2003). La discordance entre ces deux types d’atteinte, que nous avons appelée « paradoxe hippocampique » (Desgranges et al., 2004), soulève des questions qui sont au coeur des recherches actuelles. Par ailleurs, la mise en évidence du rôle de ces altérations cérébrales dans les troubles cognitifs des patients a guidé plusieurs des études réalisées. Ainsi, grâce à la méthode des corrélations cognitivo-métaboliques (CCM), plusieurs études ont permis de mieux comprendre la nature et l’origine des déficits de la mémoire épisodique (Eustache et al., 2001 ; Desgranges et al., 2002 ; Rauchs et al., sous presse). Des troubles de la mémoire autobiographique ont été mis en évidence grâce au TEMPau (test épisodique de mémoire du passé autobiographique) qui permet d’explorer de façon rigoureuse différentes périodes de la vie passée, de l’enfance jusqu’à la période actuelle. Chez les patients MA, les performances sont déficitaires pour toutes les périodes de vie explorées, avec un gradient temporel de Ribot (Piolino et al., 2003), mais les régions qui sous-tendent ces troubles diffèrent selon les périodes (Eustache et al., 2004). La méthode des CCM a aussi été utilisée avec succès chez des patients présentant uniquement des troubles de mémoire épisodique répondant aux critères de Mild cognitive impairment (MCI) amnésique (Chételat et al., 22003). Chez ces patients, les troubles de l’encodage sont sous-tendus par le dysfonctionnement de l’hippocampe, tandis que les troubles de la récupération en mémoire épisodique sont liés à l’hypométabolisme du gyrus cingulaire postérieur.
Enfin, des études ont été réalisées dans la démence fronto-temporale (DFT) où les troubles de la mémoire autobiographique sont principalement déterminés par une altération des stratégies de récupération, dont témoignent 1) l’absence de gradient temporel (Piolino et al., 2003 ; Matuszewski et al., 2006) et 2) des corrélations avec le métabolisme du cortex préfrontal pour toutes les périodes explorées (Piolino et al., sous presse).

desgranges-b@chu-caen.fr


Vendredi 15 Juin 2007
11h-12h
(Salle des Conférences, bâtiment 9,
Centre St Charles, Marseille)

Roberto Dell’Acqua
(Cognition and Language Research Laboratory, Padova, Italy)

"Ultra-rapid semantic processing of visually presented words."

Abstract :
I will describe three new approaches to the study of the speed of semantic processing of visually presented words. In one approach, two words of different color are presented eccentrically, and the task is to make a lexical decision on the word of a pre-specified color while ignoring the other word. This approach makes use of the event-related potential methodology to establish a timeline of the interaction between the words meaning. The second approach is based on the rapid serial visual presentation of series of words that are systematically varied so as to generate contexts that are semantically congruent or incongruent. In this approach, the interplay between semantically congruent words and semantically incongruent words is monitored during the time window in which the so-called attentional blink effect usually unfolds. The last approach hinges on the use of the psychological refractory period paradigm, in which two words are presented sequentially, and the functional overlap between the mechanisms responsible for the response to the first word and the mechanisms responsible for the response to the second word is manipulated by varying the temporal asynchrony between the words onset. Interestingly, all three approaches are consistent in showing that semantic processing of visual words has an early locus in the human mental architecture, starting within less than 200 ms from a word onset.

dar@unipd.it
http://colab.psy.unipd.it


Vendredi 1 Juin 2007
11h-12h
(Salle des Conférences, bâtiment 9,
Centre St Charles, Marseille)

Peter de Graef
(Katholieke Universiteit Leuven, Belgium)

"Pinpointing Context Effects on Object Perception in Scenes."

Abstract :
Object perception in realistic scenes appears to be facilitated when the object is semantically congruent with the scene. This is entirely consistent with recent accounts of the impact of recurrent processes on the feedforward sweep in visual perception. Yet more research is needed to pinpoint the locus of these context effects. In my talk I will
highlight two sets of studies which intend to do just that.
First, I will present some work on the effect of object viewpoint on ease of object identification in scenes. The main question here is whether well-established effects of object viewpoint (i.e., objects are easier to identify in some viewpoints than in others) are modulated by the semantics of the scene-context in which the object appears. If this
would be the case, context effects would clearly affect the object recognition process itself rather than a post-identification integration of the object in a coherent scene interpretation.
Second, I will present data relevant to the question of how facilitation of congruent object recognition in scenes should be situated in the typical transsaccadic cycle through which a peripherally placed object is brought into foveal vision by an eye movement,
identified during one or more fixations and subsequently abandoned again to start processing a new object. I will argue that understanding the locus of context effects in the transsaccadic cycle is the key to reconciliation of fast, feedforward data-driven object encoding and slower, recurrent cognition-driven semantic context effects.

Peter.DeGraef@psy.kuleuven.ac.be
http://ppw.kuleuven.be/labexppsy/degraef.htm


Vendredi 25 Mai 2007
11h-12h
(Salle des Conférences, bâtiment 9,
Centre St Charles, Marseille)

Fermin Moscoso del Prado Martin
(LPC, UMR6146, Aix-Marseille I)

"The link between behaviour and neurophysiology in lexical processing :
An information-theoretical approach. "

Abstract :
I will present a collection of results from the visual lexical decision task that indicate that information theoretical measures are a useful descriptive tool to investigate the effects of semantic and morphological
neighborhoods in word recognition.
I will continue by introducing the Bayesian Information Theoretical (BIT) model of lexical processing.
This model is intended to provide a bridge between the above mentioned effects on lexical decision, and the
underlying properties of neural assemblies representing words and morphemes. The model demonstrates how the information theoretical measures of lexical neighborhoods can be directly related to the properties of the neural
assemblies that represent those words. This link is addressed by a combination of tools taken from information
theory, Bayesian inference, and computational linguistics.
Finally, I will outline the basis of my future research, exploring the implications of the BIT model for
EEG and fMRI experiments, detailing the research that I will be developing at the LPC.

fermosc@gmail.com


Vendredi 11 Mai 2007
11h-12h (Salle à préciser, Centre St Charles, Marseille)

Olivier Oullier (Laboratoire de Neurobiologie Humaine (UMR 6149),
Université de Provence-CNRS)

"Spontaneous interpersonal synchronization "

Abstract
What mechanisms mediate the formation and dissolution of bonds between individuals, and how might such processes be quantified ? Within a person‚s brain, phase synchrony between specialized neural areas has been proposed as a self-organizing mechanism for the rapid creation and dissolution of coherent states. Does a similar mechanism hold between individuals and if so, how is it mediated ? Self-organized spontaneous social coordination is well described in natural settings (e.g. fireflies flashing in unison). Even in humans, such phenomena have been extensively described (e.g. hand clapping of an audience) but no controlled methodological approaches have been employed that can systematically advance this empirical framework. The present experimental paradigm differs from previous research in which imitation or passive observation of the actions of another is employed. Rather it requires subjects to actively produce action at the same time as observing a similar action performed by someone else. We use the tools of nonlinear dynamics to determine to what extent spontaneous phase synchrony between two people emerges even if they are not explicitly instructed to coordinate with each other. Moreover, we quantify the degree to which the behavior of each individual remains influenced by the interaction even after information exchange is no longer possible, apparently a kind of „social memory‰. In addition to presenting the experiment itself, we will discuss how such findings can be used in behavioral economics (game theory) and designing teleoperation interfaces.

Representative paper :
http://oullier.free.fr/english/publications/papers/2007_OullierDeGuzmanJantzenLagardeKelso_SocialNeuroscience.pdf
Olivier.Oullier@up.univ-mrs.fr


Vendredi 6 Avril 2007
11h-12h (Centre St Charles, Marseille)

Shun-nan Yang (Smith-Kettlewell Eye Research Institute, San Francisco, USA)

"Rule-based decision making in the frontal lobe revealed by a novel ocular baseball task"

Abstract
How does the brain convert sensory information into motor decisions based on abstract rules ? In a series of studies, we adopted a novel "ocular baseball" task to tease apart the distinct roles different frontal regions play in orchestrating rule-based oculomotor control. Human functional imaging was conducted to isolate frontal regions involved in the task, including the supplementary eye field (SEF), the frontal eye field (FEF), and the ventrolateral prefrontal cortex (VLPFC). We then recorded single-unit activity from these regions of macaque monkeys to determine their specific functions. From this data, it appears that the SEF participates in evaluating sensory information, as well as in encoding an arbitrary movement deadline, according to the rules. The FEF on the other hand, encodes the actual movement decision but is less involved in rule evaluation. Preliminary data recorded from the VLPFC reveals that this structure is involved in monitoring behavioral errors in relation to the rule. Our results suggest that different frontal regions are recruited to execute different components of rule-based sensorimotor control. These results should help establish a hierarchy of primate frontal cortex in higher-order cognitive functions.

http://www.ski.org/SJHeinen_lab/
syang3@ski.org


Lundi 2 Avril 2007
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)

Irving Biederman (University of Southern California)

"The Neural Basis of Object Recognition"

Abstract :
Twenty years ago, a proposal was advanced that a considerable range of behavioral phenomena associated with human object recognition can be understood in terms of a representation positing an arrangement of simple part primitives distinguished by viewpoint invariant properties (= geons). Recent research on optical imaging as well as single unit activity of cells in macaque IT and behavioral and fMRI studies in humans provide a surprisingly strong neural confirmation of this proposal.

bieder@usc.edu
http://www.usc.edu/programs/neuroscience/faculty/profile.php?fid=24


Vendredi 30 Mars 2007
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)

Nicolas Dumay (University of Bristol, UK)

"Sleep-associated changes in the mental representation of spoken words"

Abstract : The integration of a newly learnt spoken word form with existing knowledge in the mental lexicon is characterized by its ability to compete with similar-sounding entities during auditory word recognition. Here we show that although the mere acquisition of a spoken form is swift, its engagement in lexical competition requires an incubation period, and crucially, is associated with sleep. Two groups of participants were familiarized with novel words either at 8am or 8pm. The effects of familiarisation were then tested immediately, and retested 12h and 24h later to examine the effects of time with and without sleep. Explicit measures (free recall and 2-AFC recognition) indicated good knowledge of the items right after exposure, and further sleep-related improvements in recall at later time points. More interestingly, our competition-based measure (which used pause detection ; Dumay, Gaskell, & Feng, 2004 ; Gaskell & Dumay, 2003 ; Mattys & Clark, 2002) revealed a clear association between sleep and the emergence of lexical competition. Words learnt at 8pm did not induce competition effects immediately after exposure, but did so after a 12-hour interval including a night’s sleep, and still did after 24 hours. Meanwhile, words learnt at 8am did not show such effects immediately or after 12 hours of wakefulness, but only after 24 hours, as sleep had now occurred. These findings are best accommodated by connectionist and neural models of learning in which sleep provides an opportunity for hippocampal information to be fed into long-term neocortical memory.

References

Dumay, N., Gaskell, M. G., & Feng, X. (2004). A day in the life of a spoken word. In K. Forbus, D. Gentner, and T. Regier (Eds.), Proceedings of the Twenty-Sixth Annual Conference of the Cognitive Science Society (pp. 339-344). Mahwah, NJ : Erlbaum.

Gaskell, M. G. & Dumay, N. (2003). Lexical competition and the acquisition of novel words. Cognition, 89, 105-132.

Mattys, S. L. & Clark, J. H. (2002). Lexical activity in speech processing : evidence from pause detection. Journal of Memory and Language, 47, 343-359.

n.dumay@bristol.ac.uk
http://psychology.psy.bris.ac.uk/people/nicolasdumay.htm


Vendredi 16 Mars 2007
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)

Konstantinos Priftis (University of Padova, Italy)

"Losing numbers on the left and lines on the right"

Abstract : The present study describes a left-handed, non-aphasic patient (KC) who showed right hemispatial neglect following a left hemisphere lesion. Right neglect was present in the personal, peripersonal, and extrapersonal perceptual spaces. In visual line bisection, for example, KC shifted systematically the visual line midpoint to the left. In addition, the leftward shift was influenced by visual line length, that is the longer the visual line the greater the midpoint shift. In contrast, KC showed left neglect in the bisection of orally presented number intervals, shifting the number interval midpoint to the right as a function of number interval length (i.e., Experimenter : "What number is halfway between one and nine ?" KC : "Seven"). We suggest that, in KC, visual line bisection and mental number line bisection could reflect coexisting but distinct patterns of hemispatial neglect.

http://ccnl.psy.unipd.it/priftis.html
konstantinos.priftis@unipd.it


Vendredi 16 Février 2007
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)

Fabrice Guillaume (Laboratoire de Psychologie Cognitive, UMR6146, Aix-Marseille I)

"Influence des variations contextuelles dans la reconnaissance : implications théoriques et neuropsychologiques"

Résumé :
A travers la reconnaissance des visages, les recherches présentées abordent les processus mnésiques et les différents états de conscience associés aux souvenirs. A l’aide d’indicateurs comportementaux et neurophysiologiques (ERP), ces travaux ont permis de préciser les corrélats cérébraux spécifiques à la récupération intentionnelle et contrôlée d’une information en mémoire. Ils ont aussi permis de comprendre certaines particularités des mécanismes cérébraux en fonction de la nature du matériel utilisé. Ces résultats montrent en particulier les limites de l’opposition classique et dominante entre récollection et familiarité.
Il apparaît en effet que ces processus peuvent être dissociés, à la fois d’un point de vue comportemental et électrophysiologique, quant à la nature et aux relations des informations mises en jeu. Cette dissociation a été confirmée récemment dans le cadre de la schizophrénie où un excès de récupération des informations sur un mode analogique s’oppose aux déficits de récupération sur un mode plus associatif. Pris ensemble, ces résultats ont permis de rendre compte des différents symptômes observés dans le cadre de cette maladie mais aussi des divergences rencontrées dans la littérature internationale.

guillaume@isc.cnrs.fr


Vendredi 9 Février 2007
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)

Jean Ecalle (Lab. EMC EA 3082 Université Lyon2)

"Dyslexie développementale et rééducation : effets d’un entraînement audio-visuel"

Résumé : Il existe de nombreuses techniques rééducatives visant à lutter contre les troubles sévères de la dyslexie. Après avoir fait un rapide examen de différentes techniques ayant fait l’objet d’investigations scientifiques, une technique audio-visuelle sera présentée, sous-tendue par deux hypothèses : 1/ les difficultés phonologiques récurrentes des dyslexiques nécessitent un entraînement à la discrimination phonétique ; 2/ cet entraînement sera d’autant plus efficace que les unités orthographiques et phonologiques sont présentées simultanément (mapping hypothesis, McCandliss et al, 2003*). Une série d’expériences menées en classe avec des enfants dyslexiques jeunes scolarisés en primaire et plus âgés scolarisés en collège, puis en cabinet d’orthophonie montre l’effet d’un entraînement intensif à la discrimination phonétique de voisement sur différentes compétences en lecture-écriture.

http://www.unpc.univ-lyon2.fr
Jean.Ecalle@univ-lyon2.fr

http://sacklerinstitute.org/cornell/people/bruce.mccandliss/publications.html


Vendredi 2 Février 2007
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)

Denis COUSINEAU (Département de psychologie, Université de Montréal)

"Le mystère de la chambre chinoise"

Résumé : Searle, avec son célèbre argument de la chambre chinoise, démontre que la compréhension ne peut pas être un attribut d’un système d’intelligence artificiel. Autrement dit, la sémantique (compréhension) ne découle pas de la syntaxe (programme informatique). Dans cet exposé, nous allons mettre en lumière une erreur dans le raisonnement de Searle et plutôt essayer de voir sous quelles condititons la sémantique peut découler de la syntaxe. Ces conditions n’étant pas simplement argumentatives, il faudra envisager une expérience en philosophie expérimentale.

dennis.cousineau@umontreal.ca
http://www.MAPAGEWEB.UMontreal.CA/cousined/home/papers.html


Vendredi 19 Janvier 2007
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)

Nikki Pitchford (University of Nottingham)

"What can visual search tasks tell us about letter position encoding ?"

Abstract : Visual search tasks have shown that when searching for a previously cued letter target amongst a random five-letter string, participants are faster at identifying targets in the initial, medial, and final positions compared to those appearing in the second and fourth positions of the array (e.g., Hammond & Green, 1982). I shall present a series of experiments with skilled readers of English that investigated whether orthographic or task-related processes produce the characteristic M-shaped letter search function. Results suggest that exterior letter facilitation originates from orthographic processes. Conversely, medial letter facilitation appears to arise from task-related processes that are not orthographic specific. The results of these experiments are compatible with recent studies of letter position encoding that have used more direct measures of orthographic processing.

nicola.pitchford@nottingham.ac.uk
http://www.psychology.nottingham.ac.uk/staff/njp/


Vendredi 12 Janvier 2007
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)

Silvia BREM (Agora Center, University of Jyväskylä, Finland)

"Evidence for learning related changes after grapheme-phoneme training in preschool children"

Abstract : Development of the reading network was examined in the same preschool children (6.5y), before and after training with a computerized grapheme-phoneme association and non-linguistic control game respectively, using event-related potentials (ERP, n=18) and functional magnetic resonance imaging (fMRI, n=10). Both fMRI and ERP results revealed rapid specialisation for implicit word processing while training grapheme-phoneme associations with "Graphogame". The first indicator for beginning specialisation was identified as a more pronounced activation to words than to falsefont strings after training with Graphogame in occipito-temporal areas. In line with the fMRI results, the occipito-temporal N1, known as the first visual microstate distinguishing between words and falsefonts in literate children and adults, showed similar specialisation. The N1 amplitude showed significant word specific increases along with changes in topography during Graphogame training in contrast to non-linguistic training. In accordance with the ERP and fMRI results, children’s letter knowledge increased as expected more rapidly during grapheme-phoneme than during the non-linguistic training. This combined ERP and fMRI approach for the first time shows how the reading network starts to establish when learning letter-sound associations as a base for reading. This work is supported by the European Commission’s FP6, Marie Curie Excellence Grants (MCEXT-CE-2004-014203), the Agora Center, University of Jyväskylä, Finland and the Department of Child and Adolescent Psychiatry, University of Zürich, Switzerland.

s.brem@kjpd.unizh.ch


Vendredi 10 Novembre 2006
11h-12h (Salle des Conférences du Pôle 3C, Centre St Charles, Marseille)
Marina Laganaro (Hôpitaux Universitaires de Genève et Université de Genève)

"Encodage phonologique dans la production des mots : convergences et divergences des études psycholinguistiques et neurolinguistiques"

Marina.Laganaro@hcuge.ch
http://www.medecine.unige.ch/recherche/schnider/group2.php

Thèses

(2007)

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Le Mardi 18 Décembre à 14 h
au Centre St Charles de l’Université de Provence
Salle des Voûtes (Pôle 3C)

Annabelle Goujon

soutiendra sa thèse de doctorat intitulée :

« APPRENTISSAGE IMPLICITE DE RÉGULARITÉS CONTEXTUELLES AU COURS DE L’ANALYSE DE
SCÈNES VISUELLES ».

Sous la direction d’Evelyne Marmèche

Résumé
En structurant le monde visuel, les connaissances relatives aux régularités de
l’environnement facilitent l’orientation des processus desélection
attentionnelle vers les aspects pertinents. Dans ce cadre, quel
rôle peut-on accorder aux traitements non conscients dans l’apprentissage de
régularités contextuelles ? Dans quelle mesure des connaissances inaccessibles
à la conscience influencent-elles la perception ? Le travail de recherche
rapporté dans ce mémoire de thèse visait à mieux comprendre les mécanismes
d’apprentissage, implicite ou explicite, impliqués lors de l’exploration d’une
scène visuelle. Nos travaux expérimentaux montrent que des connaissances
relatives aux régularités contextuelles peuvent être
acquises de manière implicite et faciliter le guidage de l’attention au sein
d’une image. Ils révèlent que des mécanismes d’apprentissage implicite peuvent
reposer sur des régularités contextuelles spécifiques,
mais également sur des régularités catégorielles et sémantiques. En outre, ces
mécanismes d’apprentissage implicite peuvent être déployés sur des régularités
sémantiques hors du focus attentionnel, mais pour que la connaissance s’exprime
une attention sélective était ici requise. Par ailleurs, nos travaux montrent
que si l’apprentissage de régularités contextuelles peut faciliter la prise de
décision dans une tâche écologique telle que la conduite automobile, il peut
également conduire à l’émergence de défaillances fonctionnelles. Sans minimiser
le caractère adaptatif de la conscience dans la perception de scènes visuelles
complexes, nos recherches amènent à défendre la thèse selon laquelle
« l’inconscient cognitif » est capable d’encoder des régularités perceptives ou
sémantiques présentes dans l’environnement, et de guider l’attention dans
l’analyse d’une scène visuelle.

Mots clés
Perception visuelle, apprentissage implicite, indiçage contextuel,
régularités sémantiques, schémas de scène

Jury :
Muriel BOUCART, Directeur de Recherche, CNRS & CHRU de Lille (Rapporteur)
André DIDIERJEAN, Professeur des Universités, Université de Franche-Comté
(Directeur)
Michèle FABRE-THORPE, Directrice de Recherche, CNRS & Université Paul
Sabatier (Examinateur)
Patrick LEMAIRE, Professeur des Universités, IUF, CNRS & Université de
Provence (Président du jury)
Evelyne MARMÈCHE, Chargée de Recherche, CNRS & Université de Provence
(Directeur)
Pierre PERRUCHET, Directeur de Recherche, CNRS & Université de Bourgogne
(Rapporteur)
Pierre VAN ELSLANDE, Chargé de Recherche INRETS, Salon de Provence
(Directeur)
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Le Lundi 17 Décembre 2007 à 14 h au Centre St Charles de l’Université de Provence-
Amphi de Chimie, Yousri MARZOUKI soutiendra sa thèse de doctorat intitulée :
Rôle de l’Attention Spatiale dans l’Identification des Mots
et des Lettres

Sous la direction de : Jonathan GRAINGER

Résumé. L’objectif de cette thèse est d’étudier le rôle de l’attention spatiale
dans le traitement des lettres et des mots écrits et plus spécifiquement
d’examiner l’implication des mécanismes attentionnels spatiaux dans l’étude des
processus de traitement bas-niveau des mots et des lettres. Pour ce faire, nous
avons combiné le paradigme d’amorçage masqué avec celui d’indiçage exogène. Nos
résultats ont montré avec les stimuli lettres une modulation attentionnelle
significative des effets de répétition qui n’a été observée qu’en présence d ?un
indice valide et avec des amorces reliées à la cible. Une démonstration
supplémentaire de ce résultat a été obtenue à partir d’une étude
comportementale manipulant l’inhibition de retour mais aussi à partir d ?une
étude électrophysiologique qui a révélé une composante P3 significative des
potentiels évoqués modulée par la présence d’indices valides à l’emplacement
des amorces reliées. Nous avons eu recours à une manipulation de l’excentricité
avec les stimuli mots, pour une condition où l’amorce et la cible apparaissent
au même endroit et pour une autre condition où la cible est toujours centrale
et l’amorce a une position variable. Les résultats ont montré pour les deux
conditions un avantage de l’hémi-champ visuel droit et des effets robustes
d’amorçage limités essentiellement aux positions les plus fovéales dans la
condition où la cible est toujours centrale. La présence de tels effets
d’hémi-champ à des étapes précoces du traitement des mots constitue un résultat
original. Ces résultats suggèrent que les effets d’amorçage peuvent au moins
partiellement dépendre de la localisation des amorces. Le fait de répliquer ces
mêmes effets avec les lettres vient confirmer l’intérêt d’une telle conclusion.
Plus important encore est le fait que tous nos résultats ont été observés en
l’absence de mouvements oculaires et de tout accès conscient des participants
aux amorces. L’ensemble de ces résultats a été interprété dans le cadre de
l’approche de codage en bigrammes pour le traitement orthographique et une
nouvelle version, incluant l ?attention comme facteur modulateur des effets
d’amorçage masqué avec répétition, a été suggérée.

Mots-clés : Attention spatiale ; amorçage masqué avec répétition ; processus
subliminaux ; identification des mots et des lettres ; traitement
orthographique.

Jury :

M. Ludovic FERRAND, Directeur de Recherche, CNRS (Examinateur)
M. Jonathan GRAINGER, Directeur de Recherche, CNRS (Directeur de thèse)
M. Martijn MEETER, Professeur, Vrije Universiteit Amsterdam (Rapporteur)
M. Lionel NACCACHE, Professeur, INSERM et Service Hospitalier Frédéric Joliot (Rapporteur)
M. Thierry RIPOLL, Professeur, Université de Provence (Examinateur)

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Le Jeudi 25 Janvier 2007 à 15h au Centre St Charles de l’Université de Provence, Amphi de Chimie.
Delphine GANDINI soutiendra sa thèse intitulée :

"Effets du vieillissement sur une habileté numérique particulière, la quantification approximative : Combinaison d’une approche comportementale et neurofonctionnelle"


HDR

19 Septembre 2007

François-Xavier ALARIO (LPC)

Titre : ’La production de syntagmes nominaux’

Résumé
L’étude psycholinguistique de la production du langage cherche à
comprendre les processus cognitifs permettant aux locuteurs d’une
langue de transformer leurs idées en des séquences linguistiques
exprimant ces idées. Cette question a été traditionnellement abordée
en s’intéressant à la production de phrases (souvent dans des
contextes relativement naturels), ou bien à la production de mots
isolés (dans des contextes expérimentaux contrôlés). L’étude des
phrases nous renseigne sur l’ensemble des processus nécessaires à la
production, alors que l’étude de mots isolés simplifie le problème
abordé et permet l’élaboration d’hypothèses plus détaillées.
Récemment, des recherches ont abordé la production de séquences dont
la complexité se situe à mi-chemin entre le mot isolé et la phrase.
La production de syntagmes nominaux (p.ex. "le prince d’Agrigente")
présente un grand intérêt. En effet, les syntagmes nominaux sont un
univers miniature de traitement lexical, syntaxique et phonologique,
fournissant un accès privilégié à l’ensemble des processus
sous-tendant la production du langage. En même temps, la production
des syntagmes nominaux les plus simples est suffisamment balistique
et automatisée pour que les méthodes contrôlées de la chronométrie
mentale puissent s’appliquer.
Je présenterai une synthèse qui analyse en profondeur les recherches
sur la production de syntagmes nominaux, en montrant leur caractère
exemplaire pour comprendre le processus de production du langage.
Jury
Prof. Nuria SEBASTIAN-GALLES, Barcelone (Espagne)
Prof. Michel FAYOL, Clermont-Ferrand
Prof. Patrick LEMAIRE, Marseille
Dr Juan SEGUI, CNRS, Boulogne Billancourt
Dr Etienne KOECHLIN, INSERM, Paris
Dr Jonathan GRAINGER, CNRS, Marseille

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11 avril 2007.

Françoise VITU-THIBAULT (LPC)

Titre : ’Vers un modèle écologique de la vision active’

Jury :
Eric Castet, Chargé de recherche, CNRS, Université Aix-Marseille II
John Findlay, Professeur, Université de Durham, U.K.
Jonathan Grainger, Directeur de recherche, CNRS, Université Aix-Marseille I
Joël Pynte, Directeur de recherche, CNRS, Université Aix-Marseille I
Thierry Rippoll, Professeur, Université Aix-Marseille I
Simon Thorpe, Directeur de recherche, CNRS, Université Paul Sabatier, Toulouse

Séminaires - Thèses - HDR

Actualités du Laboratoire de Psychologie Cognitive


Secrétariat : Aline.Pelissier@univ-provence.fr


Calendrier des séminaires

Vendredi 11 Janvier 2008 - Pierre Barrouillet
Vendredi 18 Janvier 2008 - Isabelle Regner
Mardi 22 Janvier 2008 - Frédéric Isel
Vendredi 25 Janvier 2008 - Ralf Engbert (Annulé)

Vendredi 1 Février 2008 - Pierluigi Zoccolotti

Vendredi 8 Février 2008 - Sébastien Pacton

Vendredi 29 Février 2008 - Fourke Hermens

Vendredi 7 Mars 2008 - Pierre Perruchet

Vendredi 14 Mars 2008 - Anna Montagnini

Vendredi 21 Mars 2008 - Frédéric Dandurand

Vendredi 28 Mars 2008 - Chandramallika Basak

Vendredi 25 Avril 2008 - Heiner Deubel (Conférence Pôle 3C)

Mardi 13 Mai 2008 - Diane Poulin-Dubois

Vendredi 23 Mai 2008 - Pierre Steiner (Reporté au 4 Juillet)

Vendredi 6 Juin 2008 - Michèle Fabre-Thorpe

Vendredi 13 Juin 2008 - Dennis Norris

Vendredi 20 Juin 2008 - Laurence Taconnat

Vendredi 4 Juillet 2008 - Pierre Steiner

Vendredi 17 Octobre 2008 - Patrick Cavanagh

Vendredi 17 Octobre 2008 - Emmanuelle Gavault (Thèse)

Vendredi 24 Octobre 2008 - Carole Parron

Vendredi 31 Octobre 2008 - Friedemann.Pulvermüller

Vendredi 21 Novembre 2008 - Patricia Besson

Lundi 24 Novembre 2008- Laetitia Perre (Thèse)

Vendredi 28 Novembre 2008 - Sylvain Moutier

Vendredi 28 Novembre 2008 - Nicolas Chevalier (Thèse)

Vendredi 5 Décembre 2008 - Stéphane Dufau (Thèse)

Vendredi 12 Décembre 2008- Caroline Castel (Thèse)

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Vendredi 11 Janvier 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Pierre Barrouillet
(Directeur des Archives Jean Piaget. FPSE - Université de Genève)

Le développement du raisonnement conditionnel : des modèles mentaux à l’approche
suppositionnelle.

Résumé : Le raisonnement conditionnel permis par les énoncés de la forme « si
... alors ... » est un des éléments essentiels de la pensée humaine en ce qu’il
nous permet la conception de simples suppositions, l’évocation des possibles et
le test d’hypothèses. Son étude constitue donc un des domaines majeurs de
l’étude du raisonnement. Les résultats souvent contradictoires issus des études
chez l’adulte d’une part et chez les très jeunes enfants d’autre part a dans un
passé récent conduit au relatif abandon d’une approche authentiquement
développementale. L’exposé présente de nombreuses études conduites chez les
enfants, adolescents et adultes qui établissent que la compréhension des
énoncés conditionnels évolue fortement entre l’enfance et l’âge adulte, cette
évolution contraignant fortement les théories du raisonnement adulte. Si la
théorie des modèles mentaux de Johnson-Laird en constitue un cadre d’analyse
adéquat, elle nécessite cependant de nombreux amendements pour rendre compte de
l’ensemble des phénomènes. En particulier, la prise en compte des résultats
fournis par une gamme étendue de paradigmes expérimentaux nous a récemment
conduit à proposer un nouveau cadre théorique qui intègre des théories réputées
jusqu’alors contradictoires et inconciliables, à savoir la théorie des modèles
mentaux de Johnson-Laird et Byrne (2002) et l’approche suppositionnelle
défendue par Evans et Over (2004). Cette théorie modifiée des modèles mentaux,
outre qu’elle rend compte d’un grand nombre de résultats connus, prédit des
phénomènes nouveaux sur le plan développemental qui se trouvent empiriquement
vérifiés.

Pierre.Barrouillet@pse.unige.ch

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Vendredi 18 Janvier 2008

11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Isabelle Regner

(LPC et Université de Toulouse 2)

Stereotype Threat Among School Girls in Quasi-Ordinary Classroom Circumstances

Abstract : There is ample evidence today in the stereotype threat literature
that women and girls are influenced by gender stereotyped expectations on
standardized math tests. Despite its high relevance to education, this
phenomenon has not received much attention in school settings. The present
studies offer the first evidence to date indicating that middle-school girls
exhibit a performance deficit in quasi-ordinary classroom circumstances when
they are simply led to believe that the task at hand measures mathematical
skills. This deficit occurred in girls working alone or in mixed-gender
groups (i.e., presence of regular classmates) but not in same-gender groups
(i.e., presence of only same-gender classmates). Compared with the
mixed-gender groups, the same-gender groups were also associated for girls
in the stereotype threat condition with greater accessibility of positive
role models (i.e., female classmates who excel in math), at the expense of
both stereotypic ingroup and outgroup members (i.e., low-math-achievement
girls and high-math-achievement boys). Finally, the greater accessibility of
positive role models mediated the impact of the activated stereotype on
girls¹ performance, exactly as one would expect from Steele’s (1997)
stereotype threat theory (STT). Taken together, these findings clearly show
that reducing stereotype threat in the classroom is a crucial challenge for
both scientists and teachers.

regner@univ-tlse2.fr

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ATTENTION AU JOUR !

Mardi 22 Janvier
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Frédéric Isel

(NeuroImageNord and Research Centre on Multilingualism, Hamburg, Germany
&
Max Planck Institute for Human Cognitive and Brain Sciences, Leipzig, Germany)

Dynamique spatio-temporelle des processus de traitement engagés lors de la
reconnaissance de mots chez des adultes monolingues et bilingues

Résumé : La reconnaissance des mots parlés et écrits nécessite la mise en œuvre
de différents processus de traitement dont la dynamique temporelle est souvent
inférieure à la seconde. Les multiples sources d’informations prises en charge
par ces processus (informations phonologiques/orthographiques et
morphologiques, sémantiques et syntaxiques mais également informations
prosodiques) interagissent à certaines étapes du traitement. Afin de décrire
les réseaux neuronaux qui sous tendent ces différents processus de traitement,
il faut certes étudier la relation structure-fonction (identification des
générateurs neuronaux) mais il faut également et surtout parvenir à comprendre
comment ces différents générateurs neuronaux coopèrent au cours du traitement.
Dans mon exposé, je vais présenter une série de données
électroencéphalographiques (EEG ; mesures de potentiels évoqués ou PE),
d’Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf), et
magnétoencéphalographiques (MEG en cours) sur lesquelles je vais m’appuyer au
cours des années à venir afin de proposer une description neurobiologique de
l’architecture des réseaux neuronaux qui sous-tendent le traitement auditif et
visuel de différentes catégories de mots (mots de contenu, mots de fonction).
Ces données ont été recueillies chez des adultes monolingues ainsi que chez des
adultes bilingues simultanés (acquisition des deux langues avant l’âge de 3
ans) et successifs (acquisition de la seconde langue à l’école à partir de
l’âge de 10 ans). D’un point de vue linguistique, l’approche multi-langue de
mon travail de recherche repose sur la comparaison du français et de
l’allemand, langues qui présentent des contrastes saillants tant au niveau
phonologique et morphologique, que syntaxique. Le rôle de facteurs tels que la
prosodie linguistique, la structure morphologique des mots, l’âge d’acquisition
de la seconde langue, et les stratégies de reconnaissance des mots seront
discutés.

f.isel@uke.uni-hamburg.de

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Vendredi 25 Janvier 2008 (Séminaire Annulé)
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Ralf Engbert
(University of Potsdam, Germany)

New findings on the saccadic range error in reading eye movements

Abstract : Due to random and systematic (or "saccadic range") errors in the
oculomotor system, distributions of within-word landing positions are rather
broad and show overlapping tails, which suggests that a fraction of fixations
is mislocated and falls on words to the left or right of the selected target
word. First, we show that mislocated fixations strongly bias experimentally
observed within-word landing position distributions using a new procedure for
the self-consistent estimation of mislocated fixations. Second, we compute
better estimates for the size of the saccadic range error in reading. Finally,
we use the SWIFT model of saccade generation in reading to test the reliability
of the results. As an outlook, we present pilot simulations for alternative
computational principles underlying the saccadic range error.

References :
Engbert, R., Nuthmann, A., Richter, E., & Kliegl, R. (2005) SWIFT : A dynamical
model of saccade generation during reading. Psychological Review, 112 : 777-813
Engbert, R., & Nuthmann, A. (2007) Self-consistent estimation of mislocated
fixations during reading (submitted).

Ralf.Engbert@uni-potsdam.de
http://www.agnld.uni-potsdam.de/~ralf/

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Vendredi 1 Février 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Pierluigi Zoccolotti
(Dipartimento di Psicologia, Università degli studi di Roma "La
Sapienza")

Global and specific factors in developmental dyslexia

Abstract : Much research on developmental dyslexia focuses on specific deficits and disregards the possible role of global influences in determining the disturbance. In the talk, I will described three studies set out to investigate the role of both global and specific factors in Italian developmental dyslexics using the rate-amount model (RAM ; Faust et al., 1999). In a lexical decision task study (done in collaboration with Gloria Di
Filippo, Maria de Luca, Anna Judica, Donatella Spinelli), the effect of lexicality and stimulus length was studied in fourth-grade Italian
dyslexics and in age-matched controls. Applying data transformations ndicated by RAM to control for the influence of a global factor, we found that stimulus length had a specific role in Italian dyslexics’ reading deficit ; in contrast, slowness in responding to nonwords was not specific but was interpreted as one aspect of dyslexics’ general inability to deal with alphabetical material (overadditivity effect). In a second study (in collaboration with Maria De Luca, Anna Judica and Donatella Spinelli), we aimed to more directly examine the nature of the global factor. Vocal reaction times (RT) in naming pictures, words and non-words of varying length were measured. One global factor predicted most individual variation in naming words and non-words, but not pictures. Using RAM data transformations, the greater lexicali effect in dyslexics vanished, due to the influence of the global factor and not a specific failure in the non-lexical reading procedure. Conversely, the greater length effect in dyslexics persisted. Overall, dyslexics’ reading performance was best explained as due to the influence of both a global factor for processing orthographic material prelexically and to the specific influence of stimulus length. In a third experiment (in collaboration with Gloria Di Filippo), we applied this approach to the rapid automatization paradigm. We examined the performance of Italian dyslexics and age-matched controls in a number of naming conditions, including digits, letters, pictures, words, colors and Stroop-like stimuli. The results indicated that group differences can be explained most parsimoniously as due to the influence of two global factors, one related to the performance of pictorial stimuli and one linked to the performance of orthographic materials. It is concluded that using RAM represents a potentially useful approach to segregate global and specific factors in the performances of dyslexic and proficient children.

pierluigi.zoccolotti*@uniroma1.it

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Vendredi 8 Février 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Sébastien Pacton
(Université Paris-Descartes - CNRS
Laboratoire de Psychologie et Neurosciences Cognitives)

L’intégration des contraintes graphotactiques et morphologiques au cours de l’acquisition de l’orthographe.

Résumé : La capacité d’apprendre des régularités statistiques a été observée avec divers types d’informations (e.g., langage oral, langage écrit, scènes visuelles) et à différents âges (e.g. bébés, enfants, adultes) (Perruchet & Pacton, 2006). Dans le domaine du langage écrit, une sensibilité à des régularités graphotactiques, c’est-à-dire à la probabilité de succession des graphèmes (e.g., en français, eau est plus fréquent après r qu’après f, Jaffré & Fayol, 1997), a été mise en évidence à partir de tâches de dictée et de
jugement de pseudo-mots chez des élèves de l’école élémentaire, dès la première année pour certaines régularités (e.g., Cassar & Treiman, 1996 ; Hayes,Treiman & Kessler, 2006 ; Pacton, Fayol & Perruchet, 2002 ; Pacton, Perruchet, Fayol & Cleeremans, 2001). Je commencerai cet exposé par la présentation d’une étude cherchant à préciser comment l’apprentissage de diverses régularités
graphotactiques du français évolue en fonction de l’âge et du niveau
orthographique d’élèves de l’école élémentaire. Dans un second temps, je présenterai des études conduites en français et en anglais montrant a) que les élèves utilisent des informations orthographiques et morphologiques beaucoup plus précocement que le postulent les modèles traditionnels de l’acquisition du langage écrit (e.g., Frith, 1985) mais b) que, tout au long de l’école élémentaire et même chez des adultes, la sensibilité aux régularités graphotactiques continue d’influencer les performances en orthographe lorsqu’il est possible de recourir à des règles orthographiques (e.g., le doublement du s
pour transcrire /s/ entre deux voyelles en français) ou morphologiques (e.g., l’utilisation de s pour marquer le pluriel des noms anglais). Par exemple, en anglais, des enfants et des adultes transcrivent la flexion plurielle /z/ correctement par s plus souvent après une consonne après laquelle /z/ s’écrit toujours s qu’après une voyelle longue après laquelle /z/ peut s’écrire s, -se, -ze (Deacon & Pacton, 2007 ; Kemp & Bryant, 2003).
Ces résultats sont en accord avec des modèles suggérant que, très tôt au cours de l’acquisition du langage écrit, les enfants utilisent plusieurs sources d’informations : phonologiques, orthographiques et morphologiques (e.g., Pacton, Fayol & Perruchet, 2005 ; Pollo, Treiman & Kessler, 2007 ; Treiman & Cassar, 1997). En revanche, ils sont problématiques pour des modèles postulant que les enfants utilisent la morphologie relativement tard et, qu’alors ils recourent (systématiquement) à des règles morphologiques (e.g., Nunes, Bryant & Bindman, 1997). Après avoir discuté les raisons possibles des désaccords entre les études suggérant une utilisation tardive versus précoce de la morphologie, je montrerai en quoi la prise en compte de recherches conduites en laboratoire, comme celles sur l’apprentissage implicite de grammaires artificielles, permet de mieux comprendre l’acquisition de divers aspects du langage écrit.

sebastien.pacton@univ-paris5.fr
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Vendredi 29 Février 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille

Frouke Hermens
(Royal Holloway, University of London, UK)

Some cautionary notes on the use of visual masks

Visual backward masking is an often used paradigm in the visual sciences and psychology. However, the mechanisms underlying masking are still poorly understood. In this talk, I will discuss data suggesting that often made assumptions about visual masking do not always hold. First, I will discuss the fact that delaying the mask with respect to the target does not always lead to weaker masking. Second, I will describe experiments showing that increasing the luminance of the mask does not always result in stronger masking. Finally, Iwill present data showing clear interactions between a simultaneous and a backward mask. The discussed findings suggest that masking should only be used when its underlying assumptions are tested experimentally.

http://lpsy.epfl.ch/people/hermens/
frouke.hermens@rhul.ac.uk

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Vendredi 7 Mars

11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille

Pierre Perruchet

(LEAD, Dijon)

L’apprentissage de régularités statistiques : calculs, ou produits dérivés de la formation d’unités cognitives ?

De nombreux aspects de l’acquisition du langage sont aujourd’hui analysés comme reflétant une sensibilité graduelle aux régularités statistiques présentes dans l’environnement langagier. L’interprétation la plus commune et la plus naturelle de ces données est que l’enfant calcule les statistiques auxquelles son comportement se révèle sensible, ou du moins approxime ces valeurs par le biais de processus dont les réseaux connexionnistes fourniraient le modèle. Je développerai une interprétation alternative, dans laquelle l’ajustement comportemental aux propriétés statistiques du matériel est un produit dérivés de l’application de processus d’apprentissage associatif élémentaires conduisant à la formation d’unités cognitives. Des données expérimentales récentes seront fournies à l’appui de cette hypothèse dans le domaine de la segmentation en mots d’un flux continu de discours.

pierre.perruchet@u-bourgogne.fr
http://leadserv.u-bourgogne.fr/rubrique77.html

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Vendredi 14 Mars 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Anna Montagnini
(Institut de Neurosciences Cognitives de la Méditerranée.
CNRS et Université Aix-Marseille 2)

Le rôle fonctionnel des saccades pour la perception visuelle

Les mouvements des yeux constituent pour les neurosciences cognitives un modèle idéal du couplage perception-action. Chez les primates, le système oculomoteur permet de changer de façon rapide et précise la direction du regard pour placer les régions d’intérêt de la scène au centre du regard (en correspondance avec la fovéa) et/ou pour les stabiliser sur la rétine. Une interaction dynamique optimale entre traitement visuel et contrôle oculomoteur est donc au coeur d’une performance visuelle de haut niveau. Curieusement, très peu d’études expérimentales ont abordé la question du rôle fonctionnel des mouvements oculaires pour l’optimisation de la perception visuelle.
Je présenterai plusieurs paradigmes expérimentaux développés pour étudier l’interaction visuo-oculomotrice de ce point de vue. Des études reposant sur la mesure des performances visuelles ainsi que l’enregistrement des mouvements oculaires seront décrites, et pour certaines seront expliquées en terme d’un modèle théorique sous-jacent. Premièrement, j’aborderai l’effet des conséquences perceptives d’une stratégie oculomotrice donnée sur la préparation et l’exécution des mouvements saccadiques. Deuxièmement, je parlerai de la modulation spatiale des performances perceptives (attention sélective) observée pendant la préparation d’une saccade. Enfin, je présenterai des résultats qui suggèrent que l’analyse détaillée de la dynamique de l’interaction visuo-oculomotrice contient des informations importantes sur les mécanismes fonctionnels sous-jacents et peut rendre possible une comparaison plus directe avec les données d’électrophysiologie chez le primate non-humain.

Anna.Montagnini@incm.cnrs-mrs.fr
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Vendredi 21 Mars 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Frédéric Dandurand
(Laboratoire de Psychologie Cognitive, UMR6146)

"Computational modeling of learning in complex problem solving tasks"

Abstract :
Information processing theory emphasizes search and heuristics in
problem solving and the role of learning has been relatively
neglected. In my doctoral work, I address how humans learn to solve problems under three realistic learning conditions and present computational simulations that model that learning. Experimental results showed that people solved the problem more accurately after learning from demonstrations (imitation learning) or verbal instructions than from binary feedback indicating only whether answers were correct or not (reinforcement learning). The binary feedback may not be necessary because people were able to evaluate solutions on their own. When learning from demonstrations, people generalized to more complex tasks, suggesting understanding rather than rote memorizing of the observed solutions.
Computational models of reinforcement-learning were less accurate than humans, supporting the claim that humans use self-evaluation to learn the task. Models of imitation learning and verbal instructions were as accurate as humans.
I also present ideas for a new, parsimonious model that (1) learns from both demonstrations and from feedback, and (2) includes cognitively plausible mechanisms such as means-ends analysis, search, and motivation. Because all models presented are learning-centric and cognitively plausible, they represent attractive alternatives to the traditional symbolic systems that still dominate problem solving.

Frederic.Dandurand@gmail.com
http://lnsclab.org/members/Frederic.Dandurand/index.html

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Vendredi 28 Mars 2008
11h-12h
(Amphi de Chimie,
Centre St Charles, Marseille)

Chandramallika Basak

(Beckman Institute, Urbana, Illinois)

Enhancing Cognitive & Brain Function with Training

Abstract : In a series of studies, I explored effects of training as well as transfer of training to cognitive abilities, particularly executive control functions. Age-related declines in various cognitive abilities, particularly executive control functions, as well as related brain structure and function are observed in older adults. An important goal is to explore the influence of lifestyle factors and develop training paradigms that may improve cognitive and brain function of the control processes and offset the negative effects of aging. We are hereby using two paradigms that can influence cognitive and brain plasticity- cognitive training and physical activity. Cognitive training has been used in past but with little evidence of transfer to a broad range of tasks. In the first study, young adults were trained in an integrative task of executive control for 10 hours. Along with improvements in speed and accuracy, we find expansion in focus of attention (FoA) of working memory (Verhaeghen, Cerella & Basak, 2004, JEP:LMC). The results led me to hypothesize that integrative, varying priorities, real-time strategy videogame may improve cognitive skills in older adults, particularly in tasks of executive control.
In second study, 40 participants were either trained on a complex real-time, integrative, strategy video game called "Rise of Nations" (training group) or not (control group). Cognitive abilities are assessed before, during, and after training ; MRI images were also acquired. We find that older adults who received strategy videogame training improve performance on executive control tasks (Basak, Boot, Voss & Kramer, under review), and frontal and parietal brain volumes predict their improved performance on the game itself (Basak, Voss, Erickson, Boot & Kramer, submitted). Another way to attenuate age-related declines is physical activity, where improved control processes and brain activity have been observed in older adults. In third study, we explored the effects of physical fitness on the brain activity engendered in the performance of single and dual-tasks. Functional magnetic resonance imaging scans were collected from 91 older adults, objectively characterized in terms of cardiorespiratory fitness, as they performed single and dual tasks with letters and numbers. We predicted that high and low fit participants would be characterized both by differential performance and patterns of frontal brain activity, particularly in the dual-task conditions- we find so in right and left dorsolateral prefrontal regions. Moreover, physical fitness was significantly correlated both with dual-task (but not single task) response times as well as with dual task activation in the left and right dorsolateral regions. These results suggest that both videogame training and physical fitness can attenuate age-related declines in control processes.

basakc@uiuc.edu

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Vendredi 25 Avril

Conférence du Pôle 3C

10H30-12H
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Heiner Deubel
(Department of Psychology, Ludwig-Maximilians-University Munich, Germany)

Selective visual processing during the preparation of goal-directed eye and hand movements

In recent years, ample evidence has accumulated suggesting that a shift of visual attention precedes intentional movements directed to a visual target. In the first part of this presentation, I will provide evidence in favour of this claim for saccades and manual pointing, and will discuss conditions under which attention and movement preparation may be dissociated. In the second part of the talk, experiments will be presented that extend these basic findings by investigating covert selective processing in more complex movement situations, i.e., for sequential eye and hand movements directed to two or three targets, for bimanual movements, and for grasping an object.

deubel@ psy.uni-muenchen.de
http://www.paed.uni-muenchen.de/~deubel/

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Mardi 13 Mai 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Diane Poulin-Dubois
(Centre for Research in Human Development, Concordia University, Montréal)

The origins of epistemic trust in infancy

Abstract : For more than two decades, researchers have argued that young children do not understand mental states such as perceptions and beliefs. However, novel nonverbal tasks suggest that even infants seem to have the ability to predict peoples’ behaviors on the basis of their mental states. A recent series of studies on the emergence of epistemic trust will be presented and the results of these studies will be discussed in the context of the current debate on early naive psychology.

Diane.PoulinDubois@concordia.ca
http://psychology.concordia.ca/Faculty/Poulin-Dubois.html

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Vendredi 23 Mai 2008

11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Pierre Steiner

(Université de Technologie de Compiègne)

La possibilité du minimalisme représentationnel

Le représentationnalisme, c’est-à-dire la thèse selon laquelle la cognition consiste essentiellement, ou du moins nécessairement, dans la production et l’usage de représentations mentales (qu’elles soient symboliques, sous-symboliques, pragmatiques, analogiques, partielles ou complètes, conscientes ou inconscientes), semble constituer un postulat méthodologique et théorique absolument inévitable en sciences cognitives. Dans cet exposé, en me basant notamment sur les ressources des théories énactives et pragmatistes de la cognition, je présenterai une série d’arguments épistémologiques destinés à montrer que le représentationnalisme n’est pas une position nécessaire, souhaitable et surtout possible en sciences cognitives. Ces arguments permettent également d’esquisser une position alternative au représentationnalisme, le minimalisme représentationnel. En situant les seules ressources représentationnelles de la cognition dans des représentations environnementales, cette position propose d’adopter de nouvelles stratégies explicatives en sciences cognitives, entre autres dans l’étude du raisonnement, de la perception et du langage. La plausibilité et la pertinence de ces stratégies est alors à évaluer de manière locale (intra-disciplinaire), notamment en psychologie et en neurosciences.

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Vendredi 6 Juin
11h-12h
Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille

Michèle Fabre-Thorpe
(Centre de Recherche Cerveau et Cognition (CerCo) CNRS
et Université Toulouse3)

Traitement rapide des scènes naturelles : l’objet, le contexte et leurs interactions.

La capacité de l’homme à reconnaître des dizaines de milliers d’objets apparaissant dans des environnements riches et complexes est probablement l’une des plus surprenantes. Elle reste inégalée par les plus puissants algorithmes développés en vision artificielle. Hommes et singes sont ainsi très précis et extrêmement rapides à décider si une scène naturelle, flashée pendant seulement 20 ms, contient un animal, un véhicule, un visage....
Ces traitements ultra-rapides reposeraient sur des processus essentiellement feed-forward, massivement parallèles, et basés sur des représentations grossières de l’objet. L’exposé présentera les caractéristiques et les limites de ces processus rapides dans des tâches de catégorisation d’objet et dans des tâches de catégorisation de contexte.
Le contexte peut influencer le traitement de l’objet, mais ces effets sont souvent vus comme des influences descendantes permettant de préactiver la représentation des objets les plus probables dans un contexte donné. Ici nous montrerons que même dans les conditions extrêmes de la tâche utilisée où contexte et objet sont présentés simultanément, l’incongruence du contexte affecte très précocement le traitement de l’objet. Le contexte modulerait donc l’analyse perceptuelle de l’objet dans un flux montant d’informations ou interférences et facilitation pourraient dépendre de la fréquence de co-activation de populations de neurones sélectifs aux objets. De récentes données IRMf permettent de visualiser certaines structures cérébrales activées plus spécifiquement par les situations congruentes ou non-congruentes.

michele.fabre-thorpe@cerco.ups-tlse.fr

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Vendredi 13 Juin 2008
11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Dennis Norris
(MRC Cognition and Brain Sciences Unit, Cambridge, UK)

Perception as evidence accumulation and Bayesian inference : Insights from masked priming

Primes that are presented briefly and followed by a mask can influence the processing of immediately following stimuli. The standard interpretation of this form of priming is that the prime automatically ’activates’ the target. I will argue that priming in these situations arises as a consequence of the way the perceptual system accumulates evidence for alternative perceptual hypotheses. This principle is embodied in the Bayesian Reader model (Norris, 2006) and makes some surprising new predictions. These predictions are tested in experiments that show that priming isn’t an automatic consequence of the relationship between primes and targets, but changes dramatically as a function of the task (the hypotheses being tested).
http://www.mrc-cbu.cam.ac.uk/people/dennis.norris/
Dennis.Norris@mrc-cbu.cam.ac.uk
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Vendredi 20 Juin 2008
11h-12h
(Amphi de Chimie, Centre St Charles, Marseille)

Laurence Taconnat
(CERCA, UMR6234, Equipe VIME, Tours)

Rôle des fonctions exécutives dans le déclin de la mémoire épisodique associée au vieillissement.

La mémoire épisodique est le système mnésique qui subit le plus les effets du vieillissement. Une des explications largement admise à l’heure actuelle concerne l’hypothèse neuropsychologique du vieillissement cognitif. Celle-ci est basée sur l’observation d’une altération spécifique et précoce du cortex préfrontal et sur l’observation de similarités entre le profil de mémoire des personnes âgées et celui des patients cérébrolésés frontaux. Le cortex préfrontal est la structure cérébrale qui sous-tend majoritairement les fonctions exécutives, largement impliquées dans le contrôle et la régulation des autres fonctions cognitives, en particulier, de la mémoire. Or, la particularité de ces profils repose sur des déficits touchant principalement les processus contrôlés et auto-initiés contribuant à l’encodage et à la récupération efficaces d’informations en mémoire. Un déficit important des fonctions exécutives est également observé dans les deux populations.
Cet exposé sera consacré à la présentation de travaux expérimentaux ayant montré de quelle façon les fonctions exécutives sont impliquées dans le déclin de la mémoire épisodique associée au vieillissement. A l’encodage, les participants âgés présentent des déficits dans la mise en œuvre de processus auto-initiés permettant d’optimiser les performances en rappel, et à la récupération, ces participants organisent moins bien les informations apprises et ont plus de difficultés que les participants plus jeunes à rappeler les informations apprises lorsque l’aide environnementale (i.e. les indices de récupération fournis) est faible. Dans les travaux présentés, ces altérations sont expliquées principalement par le déclin des fonctions exécutives lié au vieillissement.
Ces résultats corroborent l’hypothèse dysexécutive du vieillissement mnésique.
laurence.taconnat@gmail.com

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Vendredi 4 Juillet 2008

11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Pierre Steiner
(Université de Technologie de Compiègne)

La possibilité du minimalisme représentationnel

Le représentationnalisme, c’est-à-dire la thèse selon laquelle la cognition consiste essentiellement, ou du moins nécessairement, dans la production et l’usage de représentations mentales (qu’elles soient symboliques, sous-symboliques, pragmatiques, analogiques, partielles ou complètes, conscientes ou inconscientes), semble constituer un postulat méthodologique et théorique absolument inévitable en sciences cognitives. Dans cet exposé, en me basant notamment sur les ressources des théories énactives et pragmatistes de la cognition, je présenterai une série d’arguments épistémologiques destinés à montrer que le représentationnalisme n’est pas une position nécessaire, souhaitable et surtout possible en sciences cognitives. Ces arguments permettent également d’esquisser une position alternative au représentationnalisme, le minimalisme représentationnel. En situant les seules ressources représentationnelles de la cognition dans des représentations environnementales, cette position propose d’adopter de nouvelles stratégies explicatives en sciences cognitives, entre autres dans l’étude du raisonnement, de la perception et du langage. La plausibilité et la pertinence de ces stratégies est alors à évaluer de manière locale (intra-disciplinaire), notamment en psychologie et en neurosciences.

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Vendredi 17 Octobre 2008

11h-12h

(Amphi de Sciences Naturelles, St Charles,

Marseille)

Patrick Cavanagh

(Laboratoire Psychologie de la Perception, Université Paris Descartes

Vision Sciences Laboratory, Harvard University )

Les coordonnées de l’attention
L’attention effectue la sélection d’une cible parmi des distracteurs. Nous avons examiné les limites de cette sélection — l’acuité de l’attention dans l’espace et le temps. Quant à l’espace, nous utilisons la tâche d’encombrement (crowding) pour estimer la taille de la région centrale de sélection et les tâches de poursuite attentive pour estimer la taille du pourtour suppressif. Nous attribuons la limite de capacité de l’attention visuelle à l’interférence mutuelle entre les pourtours suppressives autours de chaque cible. Nous avons trouvé que l’interférence était contrainte aux hemichamps et aux quadrants visuels suggérant un rôle pour l’attention déjà aux sites précoces, comme V2, avec une division anatomique en quadrant. En se servant de l’attention mobile, nous avons étudié l’intégration de l’information à travers l’espace et le temps. Les traits de surface, comme la couleur et le mouvement, peuvent être intégrés à travers des longues distances mais les traits de la forme, comme l’identité des lettres, ne peuvent pas l’être. Ce résultat suggère que l’intégration non-rétinotopique dépend d’une sommation grossière par les cellules avec des grands champs récepteurs, un processus qui ne peut pas aligner l’information dans les coordonnées de l’objet et ne marche donc que pour l’information qui n’a pas besoin d’être alignée. Cette sommation dépend de l’attention pour limiter l’entrée à chaque cellule seulement aux propriétés de la cible.
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Vendredi 24 Octobre

11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Carole Parron

(Institut de Neurosciences Cognitives de la Méditerranée, Marseille)

La reconnaissance d’objet représenté chez le primate non humain :
contribution des informations perceptives.

Mes travaux portent sur la reconnaissance d’objet représenté en deux dimensions chez le primate non-humain et montrent que même des espèces phylogénétiquement proches, comme l’homme et le singe, et donc équipées de systèmes sensoriels fortement similaires, peuvent interpréter l’information détectée de manière différente, et donc développer des représentations cognitives spécifiques de l’espèce. Les études que j’ai conduites jusqu’ici au sein de notre groupe montrent que lors de tâches nécessitant la reconnaissance, voire l’interprétation d’un objet en deux dimensions (ex : traitement du mouvement biologique représenté par des points en animation, reconnaissance des visages, interprétation de photographies.), les singes montraient des différences par rapport aux hommes dans les processus perceptifs et/ou cognitifs de reconnaissance d’objet. Mon hypothèse est qu’une des origines possibles de telles différences pourrait se situer à un niveau perceptif, à une étape préalable à la reconnaissance de l’objet, à savoir sa reconstruction par le système visuel. En effet, les objets utilisés dans ce type d’expériences sont souvent représentés par des images bidimensionnelles ; or percevoir un objet représenté en deux dimensions n’implique peut-être pas les mêmes opérations que des situations, plus naturelles, de perception directe d’objets réels.
J’ai donc réalisé une expérience ayant pour but de déterminer précisément les caractéristiques physiques de l’objet nécessaires à cette reconstruction chez le singe afin de tester cette hypothèse. A partir de travaux existants chez l’homme qui proposent deux théories distinctes de reconnaissance d’objet : la première basée sur la description structurale de l’objet (Biederman, 1987) et la deuxième sur une reconnaissance de l’objet dépendante du point de vue de l’observateur (Tarr & Pinker, 1989), j’ai testé ces deux théories chez le singe afin de mettre en évidence l’importance des informations de contour et/ou des caractéristiques de surface d’un objet représenté pour sa reconnaissance ultérieure. Les données obtenues suggèrent que la reconnaissance d’objet chez le macaque s’appuie essentiellement sur les informations de surface (telles que la texture, les informations d’ombrage...), plutôt que sur la seule position des arêtes sans pour autant exclure la complémentarité de ces informations. Ces résultats nous conduisent à souligner que les études utilisant le singe comme modèle doivent tenir compte de nombreux facteurs, tels les indices perceptifs présents dans les stimuli, qui interviennent dans les réponses données par ces animaux et que la reconnaissance d’objet résulte de processus qui pourraient avoir évolué au cours de la phylogénie.

carole.parron@incm.cnrs-mrs.fr

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Vendredi 31 Octobre
11-12h
Salle des Conférences Pôle 3C
(St Charles Marseille)

Friedemann Pulvermüller
(MRC Cognition and Brain Sciences Unit, Cambridge UK)

Early psycholinguistic information access as revealed by MEG and EEG

(Abstract indisponible)

Friedemann.Pulvermuller@mrc-cbu.cam.ac.uk

http://www.mrc-cbu.cam.ac.uk/

http://imaging.mrc-cbu.cam.ac.uk/basewiki/FriedemannPulvermuller

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Vendredi 21 Novembre

11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Patricia Besson

(Institut des Sciences du Mouvement, Marseille)

Modélisation par réseaux bayesiens des effets d’intégration et de ségrégation liés à la perception multisensorielle

Résumé :
L’être humain appréhende son environnement au travers de ses différents sens. Ces informations de multiples natures (ou modalités sensorielles) sont traitées par le cerveau afin de conduire à un percept cohérent du monde.
Le cerveau doit entre autre décider quels signaux, ou informations, proviennent d’une même source physique et doivent être intégrés, et quels signaux sont issus de deux sources distinctes et doivent être discriminés. Ces processus, communément qualifiés d’intégration et de ségrégation multisensorielles, font tous deux partie de la perception multisensorielle. Ce n’est que récemment cependant que des chercheurs se sont départis du seul cas intégratif pour s'attacher à modéliser la perception multisensorielle dans son ensemble, par le biais d’une approche bayesienne. Le formalisme bayesien fournit une solution intéressante pour intégrer les différents indices sensoriels quels que soient leurs niveaux de fiabilité, grâce notamment à la mise en jeu d’une probabilité a priori sur les stimuli perçus.
En plus d’adopter un tel formalisme, j’ai basé mon approche sur la théorie des graphes, et plus précisément, sur la modélisation par réseaux de Bayes. Dans ces réseaux, des évènements physiques tels que l’émission et la perception de stimuli multisensoriels, ainsi que l’influence d'un stimulus sur la perception de l’autre sont modélisés par des variables aléatoires. Les interactions entre ces variables peuvent ensuite être évaluées quantitativement. Mais la force de cette méthodologie, ainsi que je m’attacherai à le démontrer dans ma présentation, est de permettre d’établir préalablement l’existence même de ces interactions.

patricia.besson@univmed.fr

http://www.laps.univ-mrs.fr/~bessonp/index.html
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Vendredi 28 Novembre

11h-12h
(Salle des Conférences, Pôle 3C
Centre St Charles, Marseille)

Sylvain Moutier
(Université Paris Descartes - UMR 6232 (CI-NAPS), CNRS & CEA)

Emotions, fonctions exécutives et prise de décision : une perspective développementale

Nos travaux sont consacrés à l’évolution de la pensée logique dans un contexte déductif mais aussi en situation de jugement sur l’incertitude. Tout l’enjeu est de rendre compte, à différentes étapes de développement, des mécanismes cognitifs qui permettent de résister aux erreurs systématiques de raisonnement (ou biais cognitifs) et d’accéder à une pensée logique associée à une prise de décision rationnelle. En effet, les biais de raisonnement ne sont pas irrépressibles et peuvent, dans certaines circonstances, être inhibés (résistance aux effets de contexte). L’objectif est alors de caractériser la variabilité intra- et interindividuelle des stratégies de raisonnement sur le plan comportemental (méthodes de la psychologie cognitive du développement) mais aussi sur le plan anatomique et fonctionnel (TEP et IRMf). Au sein de l’équipe GINDEV, nos premières recherches ont étudié le rôle de l’inhibition du biais d’appariement perceptif dans une tâche de raisonnement déductif sur des règles conditionnelles, avec la mise au point d’apprentissages exécutifs respectivement adaptés à l’enfant et l’adulte. L’application de ce paradigme expérimental à l’imagerie cérébrale nous a ensuite permis de mettre en évidence l’implication de régions dédiées aux relations émotion-cognition. Ces données nous ont alors conduit à étudier ce lien émotion-cognition chez les adultes et les adolescents (sains et avec lésions cérébrales), placés en situation de jugement sur l’incertitude, mais également à mettre en évidence (IRMf) les effets du genre sur la modulation des réseaux neurocognitifs impliqués dans l’accès à la logique et la résistance aux biais.

sylvain.moutier@paris5.sorbonne.fr

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Thèses

Vendredi 17 Octobre 2008

14 h.

(Centre Saint Charles de
l’Université de Provence (Amphi de chimie) )

Emmanuelle Gavault

Rôles et caractéristiques de l’attention dans la sélection et le transfert des
informations en mémoire visuelle à court-terme.

Jury :
Mme. Muriel Boucart, Directrice de recherche, LNFP-CHRU Lille, Rapporteur
M. Patrick Cavanagh, Professeur, LPP-Université Paris Descartes, Rapporteur
Mme. Michèle Fabre-Thorpe, Directrice de recherche, CERCO Université Paul Sabatier
M. Jonathan Grainger, Directeur de recherche, LPC-Université de Provence
M. Thierry Ripoll, Professeur, LPC-Université de Provence, Directeur

Résumé :

Le rôle et les caractéristiques de l’attention lors de la sélection et du
transfert des informations en mémoire visuelle à court-terme (MVCT) ont été
abordés à travers trois questions, définissant les trois parties expérimentales
de cette thèse : L’attention influence-t-elle directement et automatiquement la
mémorisation visuelle à court-terme ? Une sélection attentionnelle multiple en
vue d’un stockage en MVCT est-elle possible ? Quels sont les mécanismes
attentionnels à l’oeuvre lors de la mémorisation sélective multiple ?
Afin de répondre à ces questions, nous avons adopté un paradigme de
mémorisation visuelle à court-terme combiné à différentes méthodes d’indiçage.
Nos résultats montrent clairement que l’attention détermine le transfert des
informations en MVCT. De plus, la dimension à mémoriser et le type de capture
attentionnelle (apparition soudaine vs. popout) jouent un rôle prépondérant sur
la sélection et la mémorisation. Puis, nous avons mis en évidence la capacité à
mémoriser sélectivement quatre objets présentés parmi des objets distracteurs.
En outre, nous avons proposé de dissocier, d’un point de vue méthodologique
mais aussi théorique, l’impact de l’organisation et de la dispersion des objets
à mémoriser d’une part sur l’allocation de l’attention et d’autre part sur la
mémorisation. Enfin, nous avons examiné l’intervention des mécanismes de
facilitation et d’inhibition en fonction du type d’indiçage utilisé. L’ensemble
de ces résultats nous ont permis de proposer des pistes vers un modèle des
processus attentionnels en jeu lors de la mémorisation visuelle à court-terme.

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Lundi 24 Novembre
9h30
(Salle des Voûtes, Pôle 3C, St Charles Marseille)

Laetitia Perre

"Langage écrit-Langage oral : études électrophysiologiques de l’intégration intermodale"

Jury :

Dr. Ludovic Ferrand, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand (rapporteur)
Dr. Jonathan Grainger, Université de Provence, Aix-Marseille I
Pr. Régine Kolinsky, Université Libre de Belgique, Bruxelles (rapporteur)
Pr. Franck Vidal,Université de Provence, Aix-Marseille I
Dr. Johannes Ziegler, Université de Provence, Aix-Marseille I (directeur)

Résumé :

Le langage oral est souvent envisagé par les psycholinguistes comme un système modulaire autonome. En conséquence, peu
d’attention a été accordée aux interactions éventuelles entre le langage oral et le langage écrit. Au contraire, les neurosciences cognitives du langage mettent en avant l’interdépendance et l’interactivité entre les différentes formes du langage. Les travaux présentés dans cette thèse étudient l’impact de la lecture sur les réseaux neuronaux impliqués dans le traitement du langage
oral. Quatre expériences ont été réalisées en potentiels évoqués (ERP) au cours de différentes tâches auditives : décision lexicale, catégorisation sémantique et amorçage phonologique. Les données ERP ont démontré l’existence de robustes effets orthographiques sur le langage oral qui précédaient les effets typiques d’accès au lexique et à la sémantique. Ces résultats suggèrent que les informations orthographiques exercent une contrainte sur le processus d’accès au lexique phonologique et les traitements lexicaux au cours de la reconnaissance des mots parlés. Par ailleurs, nous avons identifié une région cérébrale au niveau de la jonction temporo-pariétale qui pourrait soutenir
l’intégration des connaissances orthographiques au cours de la reconnaissance de mots parlés. L’ensemble de ces résultats montrent que le système de traitement de la parole n’est pas étanche aux connaissances sur le langage écrit et qu’il intègre les informations sur l’orthographe dans son fonctionnement.

E-mail : laetitia.perre@univ-provence.fr
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Vendredi 28 Novembre
14h30
(Salle des Voûtes, Pôle3C, Bât 9
St Charles Marseille)

Nicolas Chevalier

"Le développement de la flexibilité cognitive : rôle de la persévération et de
la gestion des buts"

Jury :

- Pr. Pierre Barrouillet, Université de Genève (rapporteur)
- Pr. Agnès Blaye, Université de Provence (directrice)
- Pr. Françoise Bonthoux, Université Pierre Mendès-France (rapporteur)
- Pr. Patrick Lemaire, Université de Provence
- Pr. Sylvain Moutier, Université Descartes

Résumé :

Il est désormais bien établi que la flexibilité cognitive se développe
fortement durant la période préscolaire (3-6 ans). La plupart des propositions théoriques actuelles assimilent le manque de flexibilité à de la persévération sur des représentations qui ne sont plus pertinentes et interprètent les gains de flexibilité comme le reflet d’une capacité croissante à se désengager de ces représentations. Dans ce document, nous défendons une conception de la
flexibilité cognitive mettant l’accent sur deux composantes principales : la gestion des buts des tâches et l’implémentation de la bascule entre plusieurs tâches. Cette conception suggère que différents processus, associés à ces deux composantes, sous-tendent le développement de la flexibilité. Les résultats de
sept expériences, s’appuyant sur différents indices (exactitude, temps de réponse, temps de fixation), montrent qu’au niveau de l’implémentation de labascule, le manque de flexibilité des enfants préscolaires reflète davantage une difficulté à activer des représentations précédemment ignorées qu’un échec
à se désengager de représentations anciennement pertinentes. Les résultats soulignent également le rôle essentiel de la gestion des buts des tâches et, en particulier, du maintien du but de la tâche pertinente en mémoire de travail et de la mise en place des buts sur la base d’indices de tâche ou de feedbacks sur les réponses. Dans la dernière partie de ce document, nous discutons en quoi
ces résultats et la conception de la flexibilité en deux composantes
principales permettent de dépasser les limites des propositions théoriques existantes.

E-mail : nicolas.chevalier@univ-provence.fr
http://www.univ-provence.fr/document.php?pagendx=4266&project=lpc

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Vendredi 5 décembre 2008

14h30

(Centre Saint Charles de l’Université de Provence - Amphi de Physique)

Stéphane Dufau

Auto-organisation des représentations lexicales au cours de
l’apprentissage de la lecture : approches comportementale,
électrophysiologique et neuro-computationnelle

Résumé :
L’objectif principal de cette thèse est de développer un modèle
neuro-computationnel de l’apprentissage de la lecture et d’en évaluer la pertinence. Ce modèle est contraint par (i) un jeu de données électrophysiologiques qui montrent que les mots écrits sont codés d’une manière spécifique, (ii) un régime d’apprentissage réaliste reposant sur la distribution des mots issus des manuels scolaires de l’école élémentaire, et enfin (iii) un algorithme d’apprentissage non supervisé et un modèle neuro-computationnel biologiquement plausible pour représenter la partie implicite de l’apprentissage de la lecture. Les résultats des simulations sont comparés aux performances mesurées chez
des enfants. Notre modèle, une carte auto-organisatrice, rend compte des données comportementales mesurées. Ceci renforce l’hypothèse d’un apprentissage non supervisé des formes orthographiques lors de l’acquisition de la lecture.

Jury
Ludovic Ferrand, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, rapporteur
Hervé Glotin, Université Sud Toulon-Var, examinateur
Jonathan Grainger, Université de Provence, co-directeur
Bernard Lété, Université Lumière Lyon 2, rapporteur
Claude Touzet, Université de Provence, co-directeur
Johannes Ziegler, Université de Provence, président

Stephane.Dufau@univ-provence.fr

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Vendredi 12 Décembre

14h

(Amphi de Sciences Naturelles,

St Charles, Marseille)

Caroline Castel

"La Dyslexie Développementale : Origines et Remédiation"

Jury :

Pr. Pascale Colé, Université de Provence, Aix-Marseille I (Examinateur)
Pr. Annie Magnan, Université Lumière, Lyon 2 (Rapporteur)
Dr. Liliane Sprenger-Charolles, Université Paris V (Rapporteur)
Dr. Johannes Ziegler, Université de Provence, Aix-Marseille I (Directeur)

Résumé :

Le but de ce travail de recherche était double. Dans un premier temps, nous voulions, à travers deux études auprès d’enfants dyslexiques et normo-lecteurs, mieux comprendre les origines de la dyslexie développementale. Plus précisément, dans la première étude, nous avons voulu déterminer la nature du lien existant entre la dénomination rapide et la lecture en comparant deux versions de la tâche de RAN (Denckla et Rudel, 1976). Nous avons ainsi pu déterminer que le lien entre dénomination rapide et lecture est de nature phonologique. Dans la deuxième étude, nous avons testé les différents niveaux de traitement tels qu’ils sont implémentés dans le modèle DRC (Coltheart et al., 2001). Pour la majorité des enfants dyslexiques testés, nous avons observé de forts déficits dans les processus phonologiques, et pour certains d’entre eux, les processus de détection de lettres, ou d’accès au lexique orthographique étaient également déficients. Des simulations du modèle DRC réalisées sur la base de ces déficits individuels ont permis la reproduction des profils classiques de la dyslexie développementale (surface, phonologique et mixte). Le deuxième objectif était de tester l’efficacité d’un logiciel de remédiation développé au sein de notre laboratoire auprès d’enfants dyslexiques. Les résultats de cette étude ne nous ont pas permis de valider complètement l’efficacité du logiciel mais offrent des pistes de recherche intéressantes pour la suite.

caroline.castel@univ-provence.fr

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HDR